INTEGRATION

Vous êtes ici : Accueil Supplément Afrique Centrale surveillance multilatérale en zone Cemac: Le Cameroun souffle le chaud et le froid
Intgration.jpg Philpa.jpg Pub-foire-vin650x91.jpg Tous-unis-pour-le-Cameroun-650x91.jpg bandeau-Fiac-650x91.jpg bandeau-Yafe-650x91.jpg bandeau.jpg

surveillance multilatérale en zone Cemac: Le Cameroun souffle le chaud et le froid

Écrit par 

Ce qu’il faut retenir des rencontres tenues du 10 au 21 juillet 2017 à Yaoundé, entre les autorités camerounaises et une mission de la Cemac sur l’évaluation des indicateurs économiques du pays de Paul Biya.

 La mission de la Cemac sur la Surveillance Multilatérale visait à: 

- examiner la situation économique et financière du Cameroun en 2016 et les perspectives pour 2017 et 2018; 

- examiner l’état de mise en œuvre des différentes réformes structurelles engagées ;

- évaluer la transposition et la mise en œuvre par le Cameroun des Directives du cadre harmonisé de gestion des Finances Publiques en zone Cemac ;

- examiner l’état de mise en œuvre des différents axes du Programme des Réformes Economiques et Financières de la Cemac ;

- évaluer l’état de conformité du Cameroun en 2016 aux critères de convergence de la Cemac ;

en vue de l’élaboration du Rapport définitif de Surveillance Multilatérale 2016 et perspectives pour 2017 et 2018, du Document des Grandes Orientations de Politiques Economiques (GOPE) pour 2018, et du Rapport de suivi-évaluation de la mise en œuvre du Programme des Réformes Economiques et Financières de la Cemac.

La mission a eu des échanges fructueux avec  les structures suivantes: Comité Technique de Suivi des Programmes Economiques, Direction Générale de l’Economie et de la Programmation des Investissements Publics, Direction Générale de la Coopération et de l’Intégration Régionale, Direction Générale du Budget, Direction Générale du Trésor et de la Coopération Financière et Monétaire, Direction Générale des Douanes, Direction Générale des Impôts, Ministère du Commerce, Institut National de la Statistique, Caisse Autonome d’Amortissement, Commission Technique de Réhabilitation, Commission Technique de Privatisation et de Liquidation, Comité ITIE, Société Nationale des Hydrocarbures, Chambre des Comptes de la Cour Suprême, Commissions des Finances de l’Assemblée Nationale et du Sénat,  Organisations patronales et professionnelles du secteur privé, Direction Nationale de la BEAC, et Représentations Résidentes de certains Partenaires Techniques et Financiers (FMI, Union Européenne, Coopération Française).

Pour ce qui est de la situation économique et financière du Cameroun en 2016, l’on notera essentiellement que l’économie camerounaise a évolué en 2016 dans un environnement international marqué par la poursuite de la faiblesse de cours du baril de pétrole enregistrée depuis mi 2014 et la chute des cours des principaux autres produits de base qu’elle exporte. Le contexte régional, quant à lui, a été marqué par la persistance des menaces sécuritaires, la dévaluation du naira et le ralentissement de la croissance dans la quasi totalité des autres pays de la Cemac. 

Au plan national, outre l’afflux des réfugiés et des déplacés dû à la persistance des tensions sécuritaires à ses frontières, l’économie nationale a enregistré une crise sociopolitique ayant entrainé des perturbations dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. 

Dans ces contextes, la croissance économique du Cameroun s’est essoufflée en 2016 pour se situer à 4,7% contre 5,8% en 2015 et 5,9 % en 2014. 

 

La stagnation de la croissance observée en 2015 a été le fait de la forte hausse de la production pétrolière de 27,2% en dépit d’un ralentissement de la croissance du secteur non pétrolier (4,9% en 2015 contre 5,6% en 2014).

La baisse des recettes pétrolières combinée avec la mise en place d’importants investissements pour les préparatifs de la CAN féminine 2016 et dans le cadre du Plan d’Urgence Triennal pour la relance de la croissance ont entrainé une forte détérioration du déficit budgétaire, base engagement, qui s’est situé à 6,5% en 2016 contre 2% en 2015.

L’ajustement budgétaire devrait être graduel, ordonné et soutenu. Les politiques visant l’intégration régionale devront être renforcées. Avec une croissance démographique de 2,5%, il faudrait des taux de croissance de 8 à 10% en moyenne pour l’atteinte de l’émergence. La croissance devrait être ainsi plus forte et inclusive. La politique budgétaire devrait être accompagnée par de profondes réformes structurelles visant à transférer à terme le moteur de la croissance au secteur privé.

Sur ce point, la mission salue la conclusion en fin juin 2017 par le Cameroun d’un Programme Economique et Financier avec le FMI au titre de la Facilité Elargie de Crédit, couvrant la période 2017 – 2019, et visant à rétablir la viabilité budgétaire et extérieure du Cameroun et à jeter les bases d’une croissance équitable et durable.

Pour ce qui est de la dette publique, le service de la dette a connu une très forte augmentation par rapport à 2015 (75,6%). Il représente ainsi en 2016 26,2% de l’ensemble des recettes budgétaires totales contre 14,1% en 2015. La mission attire l’attention des Autorités sur l’accélération de la dette du Cameroun qui est de plus en plus non concessionnelle, et s’en félicite de la prise en compte de cette préoccupation par la Facilité Elargie de Crédit.

Sur le plan des échanges avec l’extérieur, malgré un amenuisement du déficit de la balance courante qui s’est située à 3,7% du PIB en 2016 contre 4,1% du PIB en 2015, le solde global de la balance des paiements est redevenu déficitaire en 2016. Il s’est situé à -836,4 milliards de FCFA contre un excédent de 483 milliards de francs CFA en 2015. Il a été entièrement couvert par la variation des réserves officielles.

Pour ce qui est de l’évolution de la situation monétaire en 2016, elle a été caractérisée par une forte hausse du crédit intérieur (41,2%) et une croissance de la masse monétaire de 5,1% ayant variée suivant le rythme de l’activité économique. 

Ainsi, cette augmentation considérable du crédit intérieur due à l’explosion de la hausse des créances nettes sur l’Etat de 118,7% s’est traduite par une baisse accrue des Avoirs Extérieurs Nets de l’ordre de 34,4%.

En outre, le crédit à l’économie n’a que cru de 6,7%. Comme résultante de l’évolution de tous ces agrégats monétaires, le taux de couverture extérieure de la monnaie s’est situé à 73,6% contre 86,8% en 2015. Les réserves officielles en termes de couverture en mois d’importations se sont établies à 3,7 contre 4,9 en 2015.

S’agissant des perspectives macroéconomiques du Cameroun pour 2017 et 2018, la croissance ralentirait pour se situer à 3,8% en 2017 avant de s’affermir à 4,2% en 2018. Elle resterait tirée vers le bas, suivant les projections de la production des hydrocarbures pour 2017 et 2018 révisées par la SNH en juin 2017, par la baisse de la production pétrolière de 13,9% en 2017 et de 8,5% en 2018 en dépit de l’augmentation de la production gazière de 54,5% en 2017 et de 286,5% en 2018. 

Le secteur non pétrolier connaîtrait la poursuite du ralentissement de sa croissance en 2017 avec un taux projeté à 4,6%.

Toutefois, quelques risques pèsent sur ces perspectives, notamment :

- le risque d’une intensification des dépenses sécuritaires ;

- la crise dans le Golfe ayant entraîné une turbulence dans les marchés financiers ;

- le risque d’une reprise timide de la demande dans les pays émergents, particulièrement la Chine ;

- le risque d’une baisse plus marquée du cours du baril de pétrole.

Pour ce qui est de l’état de conformité du Cameroun en 2016 aux quatre critères de convergence en zone Cemac, il sera arrêté par la prochaine réunion du Collège de Surveillance de la Cemac, prévue en mi août 2017, sur la base du rapport de la mission. 

 

Concernant l’état de mise en œuvre des différentes réformes structurelles engagées, la mission s’est préoccupée tour à tour : de l’état de mise en œuvre des divers axes du Programmes des Réformes Economiques et Financières de la Cemac, des dispositions déjà prises pour une mise en œuvre adéquate du Programme Economique et Financier 2017-2019 avec le FMI au titre de la Facilité Elargie de Crédit, de l’état de la transposition et de la mise en œuvre des Directives du cadre harmonisé de gestion des Finances Publiques en zone Cemac, de l’état de mise en œuvre des réformes visant l’amélioration du climat des affaires et de la diversification de l’économie, du renforcement de l’appareil statistique, de l’état de mise en œuvre du PLANUT, de l’état de mise en œuvre du DSCE, de l’état de mise en œuvre de l’ITIE, et de l’état de mise en œuvre du programme de restructuration des sociétés et entreprises publiques.

Lu 57 fois

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

-01.jpg -02.jpg -03.jpg -04.jpg -05.jpg -06.jpg -07.jpg -08.jpg -09.jpg -10.jpg -11.jpg -12.jpg Deutsche_Welle_Logo.jpg FB_IMG-664x469.jpg Insert-Eneo-Recrute-664x469.jpg Pub p12-664x469.jpg Tous-unis-pour-le-Cameroun-664x469.jpg insert-Araucaria-2016-664x469.jpg

Nous contacter

    • Journal Intégration

    • Adresse :

      Quartier Nkomkana, Immeuble Diane

      (face station service Total)

    • BP : 33 266 Yaoundé-Cameroun

    • Tél : +237 676 203 709

              +237 699 931 042

              +237 243 296 303

    • Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

                  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Vous êtes ici : Home Supplément Afrique Centrale surveillance multilatérale en zone Cemac: Le Cameroun souffle le chaud et le froid