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Management de projet: L’Afrique veut combler ses déficits

Écrit par  Mercedes Beleheka (stagiaire)

La première Conférence panafricaine sur le management des projets s’est tenue à Yaoundé du 24 au 26 mai 2017. Près de 400 personnes ont été formées à l’occasion.

«Accélérer la transformation économique de l’Afrique par le management de projet», cette phrase est passée de thème principal de la première édition de la Pan-African Project Management conférence à un véritable défi pour les participants. Plus de 365 délégués des grandes écoles, des ministères, des institutions privées et parapubliques ont acquis les connaissances sur le management de projet. Pour répondre à leurs attentes, 22 experts dont la grande majorité était de nationalité étrangère. Au total, une quinzaine de sessions plénières greffées autour des sous thèmes tels que «défis et transformation économique et sociale de l’Afrique; Adoption d’une méthodologie de management de projet dans une organisation: quelles approches; comment conduire une carrière en management de projet, etc.»

 

Satisfaction

Pour le promoteur de l’évènement, l’économiste Babissakana, qui voyait cette conférence comme une réponse à un problème structurel constaté a tenu toutes ses promesses et le secteur s’annonce prometteur. «Du point de vue de la participation, c’est déjà vraiment un succès pour une première édition qu’il y ait ce niveau de mobilisation, ce qui indique que la profession a un bel avenir et qu’il y’a beaucoup de gens qui souhaitaient devenir des professionnels dans le management de projet». 

La satisfaction ne s’est pas limitée au niveau des organisateurs. Après trois jours de travaux, les délégués en ressortent rompus. C’est le cas de Marcellin Brice Gbaka-Pani, étudiant centrafricain à l’Institut panafricain de développement (IPD), «Au regard de la  qualité des exposants et des exposés, je suis satisfait. En arrivant, je ne m’attendais pas à grand-chose, mais les speakers ont réellement répondu à nos attentes».

 

Acquis

Bon nombre de participants pensent que l’objectif de cette première édition de la conférence panafricaine a été atteint. Ferdinand Falsou, délégué de la communauté d’arrondissement de Garoua IIème en fait partie. Pour lui, les acquis d’une telle conférence se feront ressentir à court, à moyen, à long terme et ceci dans plusieurs domaines d’activités. «Aux sorties, je pense que mes connaissances ont été renforcées. J’ai retenu qu’en tant que planificateur, je suis désormais considéré comme un leader. Aussi je sais désormais qu’il y a des outils de planification, comment être le chef de fil ainsi qu’un bon leader d’un projet  et je pense être en mesure de relever le défi», s’est-il félicité. 

Pour le consultant Charles Bunane, formateur à l’IPD Afrique-centrale, malgré la durée des travaux jugée insuffisante, les formations et les échanges ont été fructueux. Il pense que le l’Afrique en est principalement bénéficiaire. «Beaucoup de personnes ont montré leur intérêt pour le management de projet. Les experts qui sont venus de plusieurs horizons nous ont parlé de leurs expériences». Ceci concrétise donc la finalité de cet évènement qui était d’atteindre une masse critique de professionnels et experts en management de projets en vue d’accroître le taux de succès des projets en Afrique.

La première Conférence panafricaine sur le management des projets en chiffres

• 15 sessions plénières

• 03 propos liminaires 

• 03 témoignages

• 13 intervenants internationaux 

• 365 délégués

• 10 partenaires institutionnels 

• 12 partenaires officiels et les parrains 

• 12 médias partenaires 

• 12 entreprises exposantes

• 02 partenaires  techniques et technologiques 

Prochaine édition: mai 2018


Babissakana: «Le management des projets fait défaut»

Le CEO de Prescriptor et promoteur de la Conférence panafricaine sur le management des projets évalue les travaux de Yaoundé.

Quel objectif visait la première édition de la Pan-African Project management conférence tenu à Yaoundé du 24 au 26 mai dernier ?

D’abord c’est une conférence professionnelle, ce n’est pas un colloque, donc ce n’est pas une conférence de recherche. C’est une plateforme pour transférer et maîtriser les technologies dans le domaine du management des projets. L’objectif général c’est de montrer et permettre à tous les délégués africains qui sont venus de comprendre le caractère critique de la profession de management des projets et le rôle que cette industrie doit jouer dans la mise en œuvre des plans de développement, dans la dynamique de transformation économique et sociale de nos pays. Maintenant plus spécifiquement, il s’agit pour les délégués d’accéder à des connaissances. En général, comme nous avons trois ordres de classification, vous avez les connaissances, les savoir-faire, et les savoir-être. Vous voyez ces trois catégories sont codifiées aujourd’hui dans ce domaine en terme de normalisation. Donc, les délégués vont découvrir quels sont les non professionnels qui existent dans la discipline de management de projet et comment accéder à ces normes. Ensuite, quels sont les profils de carrière qui existent en fait dans la discipline ; comment les professionnels peuvent se développer de là ; comment la jeunesse peut se déployer dans ce domaine en termes de carrière, et comment est-ce que les universités peuvent profiler leurs programmes de formation pour être plus à même d’offrir des produits compétitifs sur le marché. C’est-à-dire les gars qualifiés qui sont directement opérationnels et qui ont un bon plus sur le marché. Sur ces aspects de technologies, les délégués pourront connaître réellement comment on peut acquérir et mettre en place une méthodologie de management de projet dans une organisation.

 

Quelle place occupe le management des projets dans le développement de l’Afrique?

Tous les plans de stratégies de développement se traduisent sur le terrain par les projets et les programmes. Donc, si vous voulez réussir les projets et les programmes, il faut maîtriser les technologies qui permettent de les réaliser dans les meilleures conditions. Et c’est pour ça que nous disons que cette discipline est sur le chemin critique de la transformation économique parce que si vous avez des projets qui échouent ou des usines qui ne marchent pas, c’est parce que le management des projets fait défaut, la sélection des projets a été mauvaise, le montage de ces projets est mauvais et forcement ce qu’on délivre comme usine ou route ou encore infrastructure, ça ne peut être que peu performant et donc devenir des éléphants blancs. Nous voulons changer cette image de manière à ce qu’on ait plus de projets qui réussissent, qui satisfassent les gens. Et comme la transformation doit se faire avec beaucoup d’industries, ça veut dire qu’il faut que les gens maîtrisent les projets industriels, les projets d’infrastructure et il faut qu’on ait des professionnels, des experts qui puissent conduire ces projets et que la transformation donc soit réelle.

 

À quand la prochaine édition de la PMC ?

On doit pousser pour que chaque année les meilleurs professionnels dans ce métier se retrouvent au Cameroun pour examiner comment accroître le nombre de professionnels et d’experts sur le terrain pour  que les projets soient mieux gérés et aussi pousser les agences de normalisation africaines à s’arrimer à la tendance mondiale en devenant membres dans le comité technique iso 258 qui fait les normes internationales dans le domaine. Parce que si l’Afrique est absente, les autres vont faire les normes et après vont s’appliquer à nous tous d’où l’intérêt dans ce cadre ci de pousser les agences de normalisation, c’est-à-dire les consoles de l’ANOR à retrouver ce mouvement mondial. Ce sera donc une conférence annuelle et c’est l’objectif que nous avons arrêté.

 

Comment comptez-vous évaluer les acquis de cette conférence ?

Il y a une perspective à moyen terme pour que d’ici 2020 nous puissions évaluer ce que la conférence a pu apporter en termes de transfert et de maitrise de technologie dans ce domaine. Et là, on va vérifier quel est le nombre d’experts certifiés, quel est le nombre de professionnels qui ont des certifications dans le domaine, quel est le nombre d’universités qui ont les parchemins dont les contenus sont compatibles aux normes internationales. Ces questions-là, on va les évaluer et notre mission à moyen terme, c’est de créer une masse critique de professionnels et d’experts en management des projets en Afrique. C’est pour qu’on ait moins d’éléphants blancs dans les différents secteurs, plus de projets qui réussissent, plus d’usines qui marchent bien, plus de routes qui durent, plus de ponts qui tiennent et que les gens soient plus satisfaits.

Propos recueillis par Mercedes Beleheka & Christelle Nkolo (stagiaires)

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