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Réduction des dépenses: Les avantages des agents publics en ligne de mire

Écrit par  Didier Ndengue
La mission conjointe FMI-Banque mondiale et la BAD face au Minepat La mission conjointe FMI-Banque mondiale et la BAD face au Minepat

Les indemnités et autres gratifications coûtent une centaine de milliards de francs CFA au Cameroun chaque année. La Banque mondiale propose de les réduire pour permettre à l’Etat de continuer de recruter.

Le 27 janvier, en recevant les vœux de Nouvel an, Louis Paul Motaze a fait la promesse à son personnel que «les salaires seront maintenus» en dépit d’un plan d’ajustement que le Cameroun va conclure avec le Fonds monétaire international (FMI). Pour tenir à sa parole, le ministre de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) devra se montrer convaincant devant la délégation du FMI et la Banque mondiale avec qui le gouvernement a ouvert les négociations le 20 février pour l’adoption dudit plan. Car, il y a quelques semaines, lors du 5e forum africain sur les politiques budgétaires, les responsables du Fonds ont clairement indiqué que les coupes budgétaires pouvaient difficilement épargner la masse salariale. 

Les agents publics auraient d’autant plus à craindre pour leurs revenus qu’une équipe d’experts de la Banque mondiale passe en revue, depuis quelques jours, les dépenses liées aux personnels. Les lignes budgétaires particulièrement scrutées sont celles qui concernent les avantages complémentaires. Il s’agit d’une part des dotations en carburant et lubrifiant véhicule, des indemnités de mission à l’intérieur et à l’étranger et d’autres part des heures supplémentaires, des gratifications, des indemnités spécifiques, des indemnités forfaitaires de tournées et de risques, des indemnités de permanence, des primes de rendement, des primes pour travaux spéciaux et des primes spécifiques.

 

Réduire les inégalités 

Ces avantages qui coûtent une centaine de milliards de francs CFA à l’Etat chaque année (voir tableau ci-dessous) ne profiteraient qu’à une poignée d’agents publics. «Les avantages dont on parle, notamment les carburants, les missions à l’intérieur et à l’étranger profitent essentiellement à l’élite. Très souvent, il s’agit des agents qui sont en A2 et qui occupent des postes de responsabilité ou gèrent des projets» détaille un expert. Pour la Banque mondiale, l’idée est de «démontrer qu’on peut mieux repartir ses avantages et augmenter les salaires au lieu d’en faire profiter essentiellement à une certaine élite ou alors qu’on supprime cela à cette élite et si le gouvernement veut continuer les recrutements, cet argent peut servir aux recrutements». 

A titre d’illustration, dans son budget 2017, le gouvernement prévoit d’allouer 998,5 milliards de francs CFA aux salaires des fonctionnaires. Ce montant est en augmentation de 43,3 milliards de francs CFA par rapport aux prévisions de l’exercice précédent. «Cet accroissement est à mettre en relief avec la prise en charge de nouveaux enseignants sortis des Ecoles normales supérieures, ainsi que les élèves des grandes écoles, les recrutements annoncés dans les forces armées et police», justifient les autorités dans la loi de finance. Pour l’institution de Bretton Woods, dans un contexte de rareté de ressources, cet argent devrait être pris sur les avantages complémentaires qui ont par exemple englouti plus de 118 milliards de francs CFA en 2015. 

 

Recrutements

Malgré la crise, le Cameroun souhaite embrancher d’autres agents publics. Selon sa loi de finance 2017, le pays projette une masse salariale de 1 053,9 milliards de francs CFA en 2018 et de 1112,7 milliards en 2019. Pour les experts de la Banque mondiale, cette politique ne peut être tenable que si le gouvernement coupe la part des fonctionnaires les mieux payés pour rémunérer les nouvelles recrues. Une autre chose à faire, estiment-t-ils, c’est l’assainissement du fichier solde de l’Etat. Contrairement aux discours officiels, le Cameroun ne maitrise pas encore ses effectifs : «Le ministère de la Fonction publique a été incapable de nous fournir une liste actualisée de fonctionnaires par ministère. Il n’est donc pas possible de faire une comparaison entre les agents qui émargent au budget de l’Etat et ceux qui travaillent réellement», souffle une source dans la délégation des institutions de Bretton Woods. Entre 2010 et 2015, le nombre d’agents émargeant dans les caisses de l’Etat est passé de 203311 à 290027 soit une augmentation de 7% chaque année. 

Aboudi Ottou

 

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