INTEGRATION

Vous êtes ici : Accueil Supplément Afrique Centrale Institutions Selon Dieudonné Essomba: «La binarisation»: voie de salut pour les pays de la zone franc
Intgration.jpg Philpa.jpg Tous-unis-pour-le-Cameroun-650x91.jpg bandeau.jpg

Selon Dieudonné Essomba: «La binarisation»: voie de salut pour les pays de la zone franc

Écrit par  Jean-René Meva’a Amougou

L’ingénieur-statisticien et économiste camerounais en a déjà fait un crédo. Il l’a encore remis au goût du jour le 28 janvier 2016 à Yaoundé. 

En fait de nouveauté, le discours sur la monnaie binaire n’est pas véritablement nouveau dans les cénacles économiques fréquentés par Dieudonné Essomba. Ce n’est pas non plus une besogne de médium au profit des fragiles économies d’Afrique et principalement celles de la zone CFA. Celui qui était en vedette dans la salle de presse de l’Institut français du Cameroun (antenne de  Yaoundé) le 28 janvier 2016, a dit vouloir présenter au public la version «raffinée» d’un discours qu’il tient depuis. «Le Franc CFA, enjeux et perspectives dans la Cemac et l’UEMOA», le thème  n’était donc en rien un coup de pied de l’âne aux propos antérieurs. «Nul théorie économique n’est jamais pour toujours acquises et figée. On en en vient toujours à fonctionner avec le temps et les structures», a insisté d’emblée Dieudonné Essomba.

 

Constats

A en croire l’économiste, les pays de la zone franc n’ont pas pleinement tiré profit de leur stabilité et de leur gestion macroéconomique pour améliorer significativement le niveau et les conditions de vie de leurs populations. Aussi le profil de certains indicateurs demeure préoccupant à ce jour. Il s’agit du taux d’investissement en zone UEMOA qui est resté inférieur depuis 1990 à celui de l’Afrique subsaharienne et du niveau des crédits à l’économie, particulièrement faibles en zone Cemac  dans la seconde moitié des années 2000. Une telle analyse invite en fin de compte à accréditer l’idée d’un engrenage fatal et barre toute perspective brillante pour les économies des zones concernées. Pour qu’elles sortent de cette situation, ces entités devraient tout simplement créer à côté d’un FCFA convertible qu’elles utilisent, une autre monnaie en parité avec le F CFA mais non convertible, c’est-à-dire  qui permet de bloquer le pouvoir d’achat sur place et de n’acheter que les biens locaux. «C’est la binarisation», a expliqué le conférencier.

 

Remède

Tenant pour vrai que «c’est parce qu’il n’y a pas de dichotomie entre le secteur réel et la monnaie, car en fait tout est dans la monnaie et précisément dans les devises qui nous permettent d’acheter à l’extérieur. Ceci est dû au fait que les économies de ces deux sous-régions sont mal articulées dans le commerce international», que les entreprises locales sont battues par la concurrence des produits chinois et la brocante. Ensuite les pays de ces zones n’arrivent pas à investir, ni au niveau  de l’Etat (sous consommation des crédits), ni au niveau des entreprises (faible tissu productif). Or, soutient Dieudonné Essomba, « e système binaire permet de résoudre tous ces problèmes. Il permet d’éviter la concurrence aux entreprises et leur crée un marché qui peut leur permettre de survivre, de se développer au point de pouvoir exporter après quelques années». Plus loin, il explique que c’est  quand les entreprises vivent, qu’elles créent la croissance et des emplois. De plus, un système binaire permet d’économiser des devises nécessaires au financement de l’investissement aussi de l’Etat que des entreprises. «Cela, a dit  l’orateur, n’est pas facile tant que le taux de croissance de la Cemac et de l’ UEMOA est indexé sur l’évolution des cours des matières premières (qui sont de nature volatils et qui ne présentent aucune tendance et donc ne permettant pas une prévision sérieuse». A l’heure où l’on parle de plus en plus de diversification des économies fragiles, l’auteur de la Monnaie binaire pense que la binarisation est un mécanisme automatique du tissu productif qui permet au facteur travail de s’exprimer (et ceci même sans intervention publique) et donne la possibilité aux pays de renouer avec la croissance. La mise en place d’une monnaie binaire ne nécessite pas d’aller renégocier les accords qui régissent la zone franc. Par ailleurs, c’est la pertinence technique et le caractère unique de la solution au sous-développement. 

Lu 1329 fois

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

-01.jpg -02.jpg -03.jpg -04.jpg -05.jpg -06.jpg -07.jpg -08.jpg -09.jpg -10.jpg -11.jpg -12.jpg Deutsche_Welle_Logo.jpg FB_IMG-664x469.jpg Insert-Eneo-Recrute-664x469.jpg Pub p12-664x469.jpg Tous-unis-pour-le-Cameroun-664x469.jpg insert-Araucaria-2016-664x469.jpg

Nous contacter

    • Journal Intégration

    • Adresse :

      Quartier Nkomkana, Immeuble Diane

      (face station service Total)

    • BP : 33 266 Yaoundé-Cameroun

    • Tél : +237 676 203 709

              +237 699 931 042

              +237 243 296 303

    • Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

                  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Vous êtes ici : Home Supplément Afrique Centrale Institutions Selon Dieudonné Essomba: «La binarisation»: voie de salut pour les pays de la zone franc