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72ème assemblée générale de l’Onu: Les crises de la sous-région sur la table

Écrit par  Zacharie Roger Mbarga
António Guterres, secrétaire général de l’Onu. António Guterres, secrétaire général de l’Onu.

Elles seront portées plus solennellement à l’attention du monde au cours des travaux. 

Le 31 mai dernier, António Guterres faisait état devant le Conseil de paix et de sécurité des Nations unies de la situation en Afrique centrale et des activités du bureau régional des Nations unies dans la région. En prélude à la 72ème assemblée générale de l’Onu qui s’ouvre ce 12 septembre, l’organisation a dressé une copie essentiellement préoccupante de la situation économique, sociale, politique et sécuritaire dans la sous-région.

 

Sécurité volatile

La recrudescence des crises sécuritaires dans la sous-région font d’elle l’une des plus instables en Afrique. La situation sécuritaire en Afrique centrale n’a certes pas connu de conflit nouveau mais elle se caractérise désormais par la mutation des «modi operandi» des principaux groupes belligérants combattus. Des attaques suicides de Boko Haram aux raids inopinés de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) en passant par les vols armés en mer dans le Golfe de Guinée, le thermomètre sécuritaire demeure extrêmement préoccupant.

A cela, il faut joindre le cas de la République Centrafricaine (RCA). Là-bas, le glissement du conflit de Bangui la capitale vers les régions centrale et orientale du pays galvaude le processus de rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Cette question sécuritaire a été au cœur d’un ensemble d’actions concertées entre les Etats de la région, le Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Brenuac), les organisations régionales, sous-régionales et intergouvernementales. Ces efforts ont été menés pour plus de renforcement de capacité des personnels militaires, davantage de solutions économiques au mal être de certains peuples, plus de pacification par le dialogue et la gestion inclusive de certaines crises d’origine politique.

 

Climat sociopolitique agité

L’Afrique centrale vient de traverser une année marquée par plusieurs électoraux qui n’ont pas contribué à la quiétude. Ces échéances électorales ont pour la plupart envenimés certaines crispations. Le Gabon, le Congo, l’Angola et dans une moindre mesure le Rwanda ont tous connu des scrutins précédés et suivis de vives tensions liées à leur organisation et à leur issue. Il s’en est suivi des privations de liberté et des destructions de biens publics mais toujours des initiatives gouvernementales d’apaisement pour la réconciliation et la cohésion sociale. 

Une quête partagée par d’autres pays de la région tels que le Cameroun et le Tchad qui ont connu de sérieux mouvements sociaux liés à la condition économique et politique. Au Cameroun, les revendications professionnelles des syndicats représentants les avocats et les enseignants des régions anglophones du pays ont servi de trampoline pour la dénonciation de la marginalisation politique et économique des ressortissants de cette zone par certains groupuscules. 

Au Tchad, les effets de la crise économique ont imposé le report des élections législatives. Ce combiné a servi de terreau à une série de manifestations protestant d’une part contre les mesures austères visant à juguler la crise et, d’autre part, pour la confiscation de la consultation électorale. Si une accalmie semble observable notamment à la faveur d’un certain nombre d’actes pris par les gouvernements, l’Onu exhorte à un traitement en profondeur des réclamations.

 

Conjoncture économique morose

Les conséquences de la baisse des cours des produits de base ont continuellement affaibli les Etats, diminuant leur marge de manœuvre. Plusieurs pays ont vu leur structure économique dévisser et ont souscrit à des assistances d’ajustements. Les restrictions d’engagements des Etats ont porté un coup d’estocade à la vie économique dans la sous-région. Plusieurs compteurs sont en alerte : La plombée des investissements occasionnant un fort ralentissement des activités, les tensions de trésoreries engendrant la spéculation, l’augmentation du coût de la vie générant des débuts de tensions sociales et même les rumeurs de dévaluation du francs CFA provoquant un regain de ressentiment envers des partenaires au développement. Les populations quant à elles s’adonnent à des activités prescrites et parfois proscrites pour tenter d’assurer leur survie causant une excroissance d’insécurité nouvelle. Il urge dès lors pour les pays de la sous-région d’actionner les outils pertinents de projection dont eux-mêmes se sont dotés. L’intégration économique, la diversification des structures de production et l’introversion du système économique. Le renforcement de la liberté économique, une réforme rationalisante et avantageuse de l’attractivité et la recherche des chaines de valeurs régionales devraient être accentués.

 

Situation humanitaire inquiétante

Malgré un accroissement appréciable des interventions humanitaires dans les zones les plus touchées de la sous-région depuis 2016, la persistance des multiples tensions évoquées continue de maintenir plus de 10 millions de personnes en situation d’aide humanitaire dans l’ensemble de la sous-région. Il s’agit pour l’Onu d’une des plus grandes crises humanitaires au monde. Il en découle de sérieux problèmes d’insécurité alimentaire, de malnutrition infantile, de sous scolarisation, d’appauvrissement des centres d’accueil du fait de la surpopulation et parfois de tensions entre communautés dans ces localités où séjournent des réfugiés. A la vérité, l’accueil des populations en quête de refuge pose le problème du déséquilibre de la chaine de production, d’alimentation et de survie. La perturbation des activités agricoles et pastorales, principale source de revenus et de nourriture, est souvent source de crispation de l’atmosphère sociale locale. Le Cameroun, le Tchad et le Rwanda sont les principales terres d’accueil des populations en situation de déplacement à l’extérieur. La Centrafrique reste le pays comptabilisant le plus de déplacements avec près de 464 000 Centrafricains ayant cherché refuge dans les pays voisins et 402 000 étaient déplacés à l’intérieur du pays en mars 2017. Les différents plans d’intervention humanitaire dans la sous-région demeurent sous- financés. On estime à 2 milliards de dollars le manque à percevoir pour assurer une assistance vitale minimale aux personnes touchées par la crise.

 

Quel positionnement pour l’Onu ?

La nomination le 21 février 2017 de M. François Louncény Fall en qualité de Représentant Spécial pour l’Afrique centrale et chef du Brenuac participe d’une volonté de l’Onu de cheminer aux cotés des Etats de la sous-région dans la recherche des solutions dynamiques, pacifiques et toujours plus consensuelles. Son déploiement, statutaire à la vérité, s’est illustré en faveur de la paix, de la sécurité et de la prévention des conflits dans la sous-région par des rencontres avec les hautes autorités des pays. Ceci articulé par le truchement des missions de bons offices, de diplomatie préventive et de médiation. Bien plus, l’organisation veut donner plus d’envergure et de profondeur à son action. Elle entreprend l’amélioration de la cohérence et de la coordination des organes de l’organisation dans la sous-région. L’approche de l’Onu a ainsi fait l’objet d’une rencontre à Libreville en mars 2017 avec l’ensemble des entités et antennes de l’organisation dans la sous-région.

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