INTEGRATION

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Honorable Roger Nkodo Dang: «L'intégration devient un impératif»

Écrit par  Muriel Capitoline

Le président du parlement panafricain (Pap) fait le bilan de la grand-messe de l’intégration tenue du 22 au 25 août 2017 au palais des Congrès de Yaoundé.

Monsieur le Président, quels étaient les enjeux de la conférence panafricaine que vous avez organisé à Yaoundé?
Le premier enjeu consistait à donner une visibilité au Parlement Panafricain. J'espère qu'à l'issue de cette conférence, les camerounais sauront ce que c'est que le Pap. Les autres enjeux sont constitués des décisions ou des résolutions prises à l'issue de cette conférence. Car le problème de l'intégration s'est posé depuis 1963, lorsque les pères fondateurs du panafricanisme avaient évoqué cette idée. Jusqu'aujourd'hui, il y a eu plusieurs conférences et l'élément nouveau c'est le Pap qui a été mis en place comme organe législatif de l'UA. Quel est le rôle que le Pap doit jouer au niveau de l'intégration? Les conférenciers nous ont répondu. Et cela nous permettra d'avancer vers le niveau souhaité d'intégration.

Avez-vous battu le rappel des troupes comme vous l'annonciez avant le début de cette conférence?
Tous les invités de poids étaient à Yaoundé, avec en bonne place les parlementaires de l'Afrique du nord, de l'est, de l'ouest, l'Afrique australe et l'Afrique centrale. Et au-delà des parlementaires panafricains, nous avons nos partenaires techniques et financiers à savoir le parlement européen, camerounais et tous nos partenaires qui nous ont aidés à organiser cette conférence. Il y a eu beaucoup d'avancées en matière d'intégration mais il reste toujours le point culminant qui consiste à voir les concrétisations de cette intégration économique et sociale. En tant que Pap, il est de notre prérogative de jouer ce rôle d'intégration de par notre rôle de législateur. Et nous serons à même de promulguer des lois-types qui seront acceptées pour tout le continent africain. Et nous avons foi en ce que le Pap ait les pleins pouvoirs législatifs pour contribuer d'une manière profonde à une intégration politique, économique et sociale.

Comment pensez-vous atteindre le stade d'une activité supranationale dans un contexte où, 50 ans après, l'Afrique a besoin simplement de la libre-circulation et du libre-échange?
Il y a plusieurs choses à faire pour cela à l'instar du renforcement des capacités. Il faut mettre des lois qui sont acceptées par le continent. Et mettre l'accent sur des lois qui sont susceptibles d'être partagées par tous les africains.

Quelles sont les leçons que vous tirez de cette conférence panafricaine organisée à Yaoundé par le Parlement Panafricain ?
Il y a d'abord les leçons sur le plan organisationnel et je profite de cette occasion pour remercier le chef de l'Etat camerounais, S.E. Paul Biya, le gouvernement et le parlement camerounais qui ont mis tous les moyens en jeu pour que la conférence de Yaoundé soit une grande réussite. Ensuite, je félicite tous les panélistes pour tous les sujets abordés et qui sont d'actualité. Nous avions besoin de les clarifier pour les parlementaires. Afin qu'ils sachent à quel niveau ils doivent intervenir. La trajectoire de l'OUA à l'UA est une histoire que beaucoup ne connaissaient pas. Aujourd'hui, nous avons un problème de ratification des instruments juridiques de l'UA et je pense que la conférence panafricaine à Yaoundé a touché du doigt, toutes ces problématiques. Et les résolutions qui sont sorties de cette conférence, feront date. Parce que la ville de Yaoundé est devenue le point de départ de la nouvelle réflexion sur l'intégration du continent.

Quel est le bilan que vous faites de cette conférence panafricaine?
C'est un bilan satisfaisant sur tous les points. Il y a eu quelques légers manquements comme dans toute œuvre humaine. Mais de manière générale, tout s'est bien passé. Il y a eu une grande participation dans la mesure où, 35 Etats de l'Union Africaine ont participé à cette conférence. L'intelligence africaine a exposé son savoir-faire dans tous les domaines abordés. Et je crois que la satisfaction est réelle.

Qu'est-ce que le Pap peut réellement faire pour que l'intégration sociopolitique et économique soit une réalité en Afrique?
Cette intégration est une marche. Maintenant que le Pap a pris ce train, il faudrait qu'il apporte sa pierre à l'édification à cette œuvre qui est forte et exaltante. A ceux qui pensent que l'intégration n'est pas une réalité, je puis leur dire que cette intégration devient un impératif. Et il est nécessaire que les Etats africains continuent à vivre. Il n'y a qu'à voir ce qui arrive dans les pays producteurs de pétrole. Dès que les cours du pétrole ont chuté, les pays ont été ruinés. C'est la raison pour laquelle, les pays africains doivent se mettre ensemble pour réfléchir sur le point de vue économique et politique parce que l'union fait la force.

A quand la ratification des protocoles de Maputo et de Malabo par le Cameroun?
La ratification de ces deux protocoles est en cours. Le Cameroun y a adhéré. Lorsqu'il y a un protocole qui est déjà entré en vigueur, les Etats ne peuvent plus qu'adhérer. En ce qui concerne le protocole de Malabo, le Cameroun l'a déjà signé mais ne l'a pas encore ratifié. Nous espérons que lors de la prochaine session du Parlement Panafricain, le Cameroun l'aura ratifié. A ce jour, nous avons 15 signatures et 05 ratifications. Il est urgent de ratifier les instruments juridiques de l'UA parce que c'est l'argent des populations que nous utilisons. Nous sommes unanimes sur le fait que les changements climatiques concernent tout le continent. On verra comment inciter les Etats africains à mener un combat unique. On sait qu'on ne peut pas adopter une constitution unique pour les Etats africains. Chaque pays va rester avec sa constitution. Mais notre rôle est de favoriser la libre-circulation des personnes et des biens qui est le vœu de tous les africains depuis 1963. La migration des jeunes est une réalité pour le continent africain. Il faut l'industrialisation et ça n'attaque aucune constitution. Les domaines réservés de l'Etat seront laissés aux Etats.

Le Pap a-t-il le pouvoir d'impulser un véritable changement ?
Si vous lisez l'acte constitutif qui a institué le Pap, vous verrez qu'il y a des domaines dans lesquels, nous agissons pleinement. Le problème de la législation s'est posé parce que le gouvernement de l'union n'était pas mis en place. Et cela ne concerne que deux articles. Le reste du protocole est clair. Nous n'utilisons même pas les prérogatives que les chefs d'Etat nous ont données. Le Pap a les pleins pouvoirs de parler pour le compte des peuples africains. Laissez-nous le temps de matérialiser nos bonnes volontés car nous ne pouvons pas prédire l'avenir. Nous venons de terminer la conférence de Yaoundé, laissez-nous le temps de voir comment les choses vont évoluer. Nous ne pouvons plus faire des jugements. Les actes doivent être posés. Nous avons eu des résolutions et nous allons veiller à ce qu'elles soient transposées dans les différents parlements nationaux.

Quel est l'agenda du Pap après cette conférence panafricaine?
Nous allons d'abord rentrer dans nos activités statutaires et continuer à organiser des conférences pour vulgariser les résolutions de Yaoundé dans les différents pays du continent africain.

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