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Enseignement supérieur: Près de sept mille étudiants camerounais se forment en France

Écrit par  Didier Ndengue

Ils constituent la cinquième plus importante communauté estudiantine africaine de ce pays européen.

Des milliers d’étudiants camerounais se rendent chaque année à l’agence Campus-France du Cameroun pour des renseignements sur des études dans les universités françaises. Pour promouvoir les offres des institutions universitaires françaises au niveau local, l’ambassade de France au Cameroun organise chaque année le Salon de promotion des études françaises (Sapef), via l’agence Campus-France et l’Institut français du Cameroun (IFC). La cinquième édition du Sapef se tient du 22 au 24 novembre à Douala, la capitale économique camerounaise. 24 établissements français d’enseignement supérieur y participent. Les contours de cette nouvelle opération de charme ont été donnés le 15 novembre à Douala par Régis Dantaux, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France et directeur de l’IFC au cours d’une conférence de presse. 

Les étudiants africains, à en croire Régis Dantaux, représentent 25% de la composition estudiantine en France. Dans le classement africain, le Cameroun arrive en cinquième position avec environ près de sept mille étudiants dispatchés dans plusieurs universités. Ils y sont inscrits dans diverses filières. Parmi les établissements qui prennent part au Sapef, on a entre autres: les écoles d’ingénierie, de management et de commerce, des universités de droit et sciences politiques, Agronomie-agroalimentaire, etc. Cette plateforme est également l’occasion pour les onze entreprises partenaires de se faire connaître par les milliers de visiteurs attendus cette année. C’est aussi l’occasion pour elles d’exposer et d’expliquer leurs procédures de recrutement aux étudiants. 

Objectifs 

L’ambition de cette plateforme, selon Régis Dantaux, est de renforcer les liens de coopération entre les établissements d’enseignement supérieur français et camerounais dans une optique de complémentarité. Elle «vise également à apporter la meilleure information aux étudiants et aux élèves pour favoriser les parcours d'excellence», souligne le comité d’organisation. 16 établissements d’enseignement supérieur camerounais sont également annoncés aux côtés de leurs confrères au Sapef qui se tient sous le thème : «Les partenariats universitaires entre le Cameroun et la France». Les offres universitaires françaises proposées au Sapef sont plus tournées vers les étudiants des niveaux Master et Doctorat. Toutefois, les bacheliers y trouveront leur compte, d’après les assurances du patron de l’IFC.

Didier Ndengue 


 

Amandine Sagnes: «Ma mission est de faire rayonner l’IFC à Douala» 

La nouvelle directrice de l’Institut français du Cameroun (IFC) à Douala déroule son plan d’action durant son séjour au pays. 

Vous êtes à la tête de l’IFC-Douala depuis quelques semaines déjà. Pouvez-vous nous expliquer comment se déroulent les nominations au sein de cette institution ? 

En fait, ce qui est le plus intéressant dans ces nominations, c’est qu’on ne recherche pas des gens avec « Bac+25 ». C’est là où ça devient intéressant. Moi, j’ai eu la chance de postuler cette année. On laisse son curriculum vitae (CV), une lettre de motivation, …. sur le site du ministère des Affaires étrangères. A partir de là, ils épluchent les dossiers et on a un entretien ou pas. Cette année, ils recherchaient des profils un tout petit peu particuliers. Des profils avec des expériences riches et différentes. Ils ne recherchaient pas forcément les diplômes, mais l’expérience. C’est vrai que j’ai un CV un tout petit peu atypique avec une expérience politique, une expérience culturelle, une expérience de management et une expérience d’administration. Pour eux, il était important d’associer le côté diplomatie, le côté culturel et le côté administratif. J’ai eu la chance de correspondre à ce profil.  

Pouvez-vous nous dérouler votre plan d’action durant votre bail ? 

Ce qu’il ne faut pas, c’est que toute la politique culturelle de l’Institut change en fonction du directeur. Donc, ce qui est intéressant, c’est que je travaille très bien avec le comité de direction, dont le conseiller de coopération et d’action culturelle de cet institut, mon homologue, le directeur délégué de l’IFC-Yaoundé, et mon secrétaire général. Ensemble, et depuis quelques années, ils ont tracé une ligne directrice. J’ai la chance de partager les mêmes envies, les mêmes volontés pour diriger cet institut. Je m’inscris dans une ligne. Ma mission, elle est claire: c’est de faire rayonner ce lieu dans cette ville. De développer un maximum de services vers la population et d’ouvrir ce lieu aux artistes. Ce sont des objectifs que je me suis fixés et qui s’inscrivent dans une logique qui a été déterminée en amont. 

Comment appréciez-vous la coopération culturelle entre la France et le Cameroun ? 

Quand vous parlez de coopération culturelle, notre slogan, c’est «La culture, un partage». Moi, j’ai toujours eu une vision de la culture comme quelque chose qui devrait être partagée. On est à l’ère de la mondialisation. On est à un moment où c’est compliqué d’aller dans un autre pays. Par contre, il faut que la culture arrive à voyager. Pour moi, une réussite dans un spectacle, c’est quand on l’enrichit d’un autre regard, d’une autre culture, d’une autre discipline artistique. C’est très intéressant quand un musicien rencontre un danseur, quand un artiste rappeur camerounais rencontre un peintre français. Je vois ça sous cet angle-là. Pour moi, la richesse culturelle est là. La coopération culturelle, c’est de voir comment à deux, on est plus fort. Souvent, il y a la guerre dans le monde parce qu’on a peur de l’autre, parce qu’on le connait mal. Ma plus grande préoccupation, c’est la paix. C’est d’essayer d’avoir un monde en paix. Je crois beaucoup en la politique culturelle parce que ça rapproche forcément les peuples, et c’est ce qu’on vit aujourd’hui.

Quel rapport entretenez-vous avec la communauté française du Cameroun ? 

Pour le moment, les seuls rapports que j’entretiens, que ce soit avec les camerounais ou la communauté française, c’est à travers le travail. Parce que depuis que je suis arrivée ici, il y a un mois, je travaille beaucoup. Pour le moment, je n’ai pas énormément de rapport avec les gens en dehors de mon lieu de travail. Peut-être dans un an, on pourrait en discuter mieux. Peut-être que j’aurai pris mes marques. Mais, laissez-moi vous dire que le pays me séduit. Je suis tellement séduite par la manière dont les Camerounais manipulent la langue française avec une aisance particulière. Il parait que l’ancienne ambassadrice de France avait dit qu’elle trouvait que les Camerounais parlaient mieux le français que les Français eux-mêmes. Du coup, je peux dire cela aussi. L’autre plus grande surprise, ce sont les artistes. Ils sont très talentueux. Je viens du Mali et ce qu’on sait beaucoup de ce pays, c’est sa culture. Moi, je me disais que peut-être qu’ailleurs, c’était moins bien. Mais, grave erreur. Il y a des artistes d’exception. J’ai fait de très belles découvertes à l’Institut. Je me suis déplacée pour assister à des vernissages dans certains autres lieux. J’ai rencontré des artistes exceptionnels. 

On a constaté qu’il y a un nouveau programme tous les mois ici à l’IFC-Douala, intitulé «Je suis Camerounais et je blogue», dédié aux blogs. Pourquoi toute une plateforme consacrée aux blogueurs camerounais ?   

Le directeur délégué ne fait pas la programmation. Il donne les grands axes. Mais, tout ça est né de la direction générale entre Yaoundé et Douala. Et après, la programmation est pilotée par Loïc Le Gros, notre chargé culturelle. C’est pour valoriser les talents. Le blog, c’est quand même assez exceptionnel ici. Je ne sais pas si dans d’autres pays d’Afrique, le blog est aussi qualitatif, aussi présent sur internet. C’est des choses qu’il faut mettre en valeur et savoir utiliser. Cet espace doit aussi être aux blogueurs parce que nous avons un espace des cultures numériques. Les blogueurs sont les bienvenus. On parle beaucoup de l’Institut comme scène, mais il ne faut pas l’oublier, l’Institut a aussi une médiathèque, avec des DVD, des livres, de la presse quotidienne. Après, on a Campus-France. Une des grosses activités qu’on a aussi, les cours de langues, les tests Delf, Dalf. Nous avons l’autorisation de délivrer des diplômes du ministère français de l’Éducation. Ce sont des diplômes internationaux. Donc, on ne s’adresse pas seulement aux gens qui ont envie de parler culture, mais on a un gros volet sur l’éducation puisqu’on sait que le Cameroun a raison de miser sur l’éducation. 

Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas et forcément vous avez un agenda culturel ici à l’IFC pour les populations de Douala. Pouvez-vous le dévoiler ? 

Pour les fêtes de fin d’année en termes de cinéma, on a deux événements, voire trois. D’abord la sortie mondiale de Starwars. Il faut dire que notre salle de spectacle est une salle numérisée, il y en a pas énormément en Afrique. On a cette chance à Douala et à Yaoundé. Il y a également la sortie mondiale du prochain Disney et la sortie mondiale du film «les Alliés» avec Brad Pitt. Ça, c’est pour les temps forts du cinéma. Ensuite, comme petit cadeau de Noël, avant de passer à la nouvelle année, nous avons Etienne Mbappé qui est en concert ici le vendredi 23 décembre à 20h. Je crois que c’est l’événement phare. Je ne voudrais pas extraire certains événements de la plaquette. Pour moi, une programmation doit être équilibrée. On ne fait pas seulement avec des grands noms qui représentent la culture française et camerounaise. On a un devoir aussi d’ouvrir la scène, pour que des jeunes talents puissent éclore. On leur offre notre salle, des conditions professionnelles de spectacle. Pour moi, c’est important de valoriser l’ensemble de la programmation. Il ne faut pas extraire. Il faut que le public ait la curiosité de prendre le programme et de se dire «Ah ça, je ne connais pas, j’ai envie de voir !» 

Propos recueillis par Didier Ndengue

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