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Ancienne Route Bonabéri: La Fondation AfricAvenir International résiste à la casse

Écrit par  Didier Ndengue

Son président-fondateur Prince Kum’a Ndumbe III s’oppose catégoriquement à la destruction de ce qu’il aura bâti pendant toute sa vie, pour la restauration de la mémoire collective africaine.

En début de l’année en cours, Fritz Ntone Ntone l’avait annoncé: les abords de l’Ancienne Route Bonabéri (Douala IV) vont être démolis pour désengorger la sortie ouest de la capitale économique. Depuis quelques jours, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (CUD) est passé à l’acte. Entre autres édifices visés par ses bulldozers,  figure le siège de la fondation AfricAvenir International du Prince Kum’a Ndumbe III. L’agrégé d’Histoire et Civilisations allemandes a été sommé de déménager ce centre culturel depuis le 16 mars 2017. Descendu sur les lieux ce 04 septembre, Intégration constate qu’une bonne partie du quartier a déjà été rasée par les engins de la société chargée des casses. Les plus proches voisins de Kum’a Ndumbe III, impuissants, ont vu leurs maisons être démolies sans lever le petit doigt. La maison du prince des Bele Bele est encore debout grâce au bras de fer qu’il a engagé avec la CUD. 

Sur le terrain devant les maisons déjà cassées, à coté de l’Ecole publique de Bonaberi, Kum’a Ndumbe III démontre: «Vous voyez ici, c’est l’eau qui vient du grand Baobab. De ce coté, c’est l’eau qui vient de la station MRS, c’est l’eau de l’ancienne route qui vient ici. Ensuite de ce côté, vous avez la mission catholique de Bonaberi. Il y a des eaux qui viennent de la maison catholique de Bonaberi pour rejoindre ce tunnel. En dessous de la route ici, vous avez des eaux qui viennent de Mambanda, qui sont dirigées aussi ici. Comme vous voyez, il n’a aucune canalisation sur cette route». Kum’a Ndumbe III s’oppose également au plan de canalisation proposé par la CUD. Celui-ci, croit-il, ne va pas sortir son quartier de l’auberge. Au contraire, en regardant la largeur du drain proposé, «jusqu'à présent, on ne voit pas la canalisation qui a été construite. C’est pour cela que j’interpelle la CUD pour dire, comment est-ce que vous envoyez les eaux publiques dans le quartier ? Et naturellement, ça créé des problèmes parce qu’on ne peut pas gérer ces eaux dans les quartiers. Je m’interroge sur le bien-fondé de tout cela. Depuis que je suis né, nous sommes dans les eaux». Jusqu'à ce 09 septembre 2017, le service de la communication de la fondation AfricAvenir International rassure que les casses n’ont plus progressé d’un pouce. 

 

Accusations

Ses voisins le voient maintenant comme un ennemi depuis qu’on a mis leurs maisons au sol. Comme celui-là qui favorise les inondations dans le quartier. Des accusations que Kum’a Ndumbe III réfute en s’appuyant sur une panoplie de documents légaux et outils qui raffermissent sa position. Il faut premièrement noter qu’il est propriétaire du titre foncier numéro 1807/W et d’un permis de construire numéro 355/86/CUD/Dla du 20 août 1986 du Délégué du gouvernement auprès de la CUD de l’époque, Christian Tobie Kuoh. A cause de ce dossier qui menace ses activités et la bataille engagée depuis des décennies pour la restauration de la mémoire collective africaine, le fondateur d’AfricAvenir est sorti de ses gongs. Il ne comprend surtout pas comment Fritz Ntone Ntonè (actuel délégué du gouvernement auprès de la CUD) peut remettre en question son prédécesseur. Pour y voir plus clair, il a fait recourt à un huissier de justice qui a dressé un procès-verbal. Dans ce document parvenu à notre rédaction, Maître Didier Nganko, constate que «le requérant a construit dans sa concession un drain qui est occupé par endroits par des constructions en matériaux définitifs et en semi-dur». Après avoir minutieusement étudié ce problème avec le concourt des experts en la matière, Kum’a Ndumbe III, a depuis 2002, adressé des correspondances à la CUD qui n’a jamais répondu. Et pourtant depuis 15 ans, il ne cesse de proposer un plan durable d’assainissement des eaux au quartier des Princes, mais il reste incompris par les pouvoirs publics. 

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