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Economie et finance: le poids de chaque pays de la Cemac au 1er trimestre 2017

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Photo de famille à l’ouverture des travaux. Photo de famille à l’ouverture des travaux.

VUE D’ENSEMBLE 

En 2016, la croissance de l’économie mondiale s’est établie à 3,1 % après 3,2 % en 2015, en raison du ralentissement de l’activité dans les pays avancés, d’une stabilisation dans les économies émergentes et en développement et de la poursuite de la baisse des cours du pétrole brut sur les marchés mondiaux. Les prévisions du Fonds Monétaire International (FMI) pour 2017 tablent sur une accélération de l’activité économique mondiale, en particulier dans les économies émergentes et en développement, avec un taux de croissance à 3,4 %. Toutefois, ces perspectives pourraient être affectées par les mesures protectionnistes annoncées aux Etats Unis, le durcissement des conditions financières mondiales, les tensions géopolitiques et le ralentissement de l’économie chinoise. Au niveau des différentes zones, la croissance des économies avancées a ralenti à 1,6 % en 2016 contre 2,1 % en 2015 ; elle devrait remonter légèrement à 1,9 % en 2017. Dans les pays émergents et en développement, l’activité économique progresserait de 4,5 % en 2017, après un taux de croissance du PIB réel de 4,1 % en 2016 et en 2015. En Afrique subsaharienne, la croissance a ralenti considérablement en raison principalement de la poursuite de l’ajustement à la baisse des prix des produits de base. Le taux de croissance s’est ainsi situé à 1,6 % en 2016 après 3,4 % en 2015. Ce taux devrait s’élever à 2,8 % en 2017. En ce qui concerne les pays de la CEMAC, la croissance s’est ralentie au cours de l’année 2016, en raison principalement des effets persistants de la chute des cours du pétrole et dans une certaine mesure, de l’effort budgétaire pour le maintien de la sécurité en République Centrafricaine et dans l’Extrême Nord du Cameroun. Ainsi, les estimations des services de la BEAC font ressortir : i) un taux de croissance du PIB réel en recul à 0,2 % (-6,4 % pour le secteur pétrolier et +2,3 % pour le secteur non pétrolier) contre 1,7 % en 2015, ii) une baisse des tensions sur les prix, le taux d’inflation étant revenu à 1,1 % contre 2,5 % en 2015, iii) un déficit budgétaire, base engagements, hors dons en augmentation à 5,6 % du PIB contre 3,3 % du PIB en 2015, et iv) une légère amélioration du déficit des transactions courantes de la CEMAC qui est passé de 12,2 % en 2015 à 11,7 % du PIB en 2016. Sur le plan monétaire, la masse monétaire a reculé de 5,7 % contre -1,3 % en 2015, et le taux de couverture extérieure de la monnaie a subi une contraction notable pour revenir à 56,8 % contre 77,1 % un an plus tôt. Enfin, l’on a enregistré une position nette débitrice de l’ensemble des Etats sur le système bancaire de la CEMAC en raison du recours de la plupart des Etats aux avances statutaires de la BEAC et aux appuis des banques. Pour 2017, la situation devrait se redresser avec la remontée des cours du pétrole brut sur les marchés internationaux et la mise en œuvre des réformes du Programme des Réformes Economiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC), renforcées par les programmes du FMI. La présente note passe en revue l’évolution économique et financière récente des pays de la CEMAC ainsi que les perspectives macroéconomiques pour l’année 2017, en examinant successivement les évolutions dans les secteurs réel, public, extérieur et monétaire. 

 

I. EVOLUTION ECONOMIQUE ET FINANCIERE RECENTE DES PAYS DE LA CEMAC1 

Les principaux arguments qui sous-tendent les estimations du cadre macroéconomique pour l’année 2016 ont trait à: - au plan international: i) un ralentissement de l’activité économique mondiale, ii) une baisse des cours moyens des principaux produits d’exportation, particulièrement le pétrole brut (-15,7 % à 42,8 dollars/baril), l’aluminium ( -3,6 % à 1604,2 dollar/tonne) et le cacao (-7,8 % à 2892,0 dollars/tonne), et iii) une légère appréciation du taux de change du dollar/F CFA de +0,3 % à 592,7 FCFA/$ ; - au plan sous-régional: i) une production du pétrole en recul de 8,2 % à 44,0 millions de tonnes alors que celle du méthanol et autres gaz a progressé de 7,0 % à 6 235,7 mille tonnes, ii) une baisse de la production de coton-graine de 6,6 % à 383,5 milliers de tonnes, iii) une augmentation de la production de cacao de 5,0 % à 325,5 milliers de tonnes, iv) un accroissement de la production de bois en grume de 5,0 % à 8483,5 milliers de m 3 , et v) une croissance modérée des activités dans les branches agro-pastorales, la sylviculture, les industries manufacturières et les services marchands. 

 

A. SECTEUR REEL

En 2016, l’activité économique de la CEMAC a été marquée par un ralentissement de la croissance économique à +0,2 % contre +1,7 % en 2015 (Cf. Tableau n° 1 en Annexe). Le secteur pétrolier a reculé de +6,4 % après une croissance nulle en 2015, tandis que le secteur non pétrolier a enregistré une croissance de 2,3 % contre +2,2 % en 2015. En termes de contribution, le secteur pétrolier a pesé de -1,5 point après un apport nul en 2015, alors que la participation du secteur non pétrolier s’est stabilisée à 1,7 point en 2016. Par pays, la croissance économique s’est accélérée en République Centrafricaine (5,3 % en 2016 contre 4,9 % en 2015) alors qu’elle a ralenti au Cameroun (5,0 % en 2016 contre 5,8 % en 2015) et au Gabon (2,1 % en 2016 contre 2,9 % un an auparavant). Par contre, le taux de croissance est devenu négatif au Tchad (-5,1 % en 2016 contre +2,5 % un l’année précédente) et au Congo (-2,1 % en 2016 contre +2,8 % en 2015), pendant que la Guinée Equatoriale a continué de décélérer (-6,0 % en 2016 contre -9,5 % en 2015). Selon l’optique demande, l’activité a été tirée par la demande intérieure avec un apport de 1,1 point, du fait essentiellement de la contribution positive de la consommation publique, grâce à la poursuite des recrutements des fonctionnaires et agents de maintien de l’ordre dans certains pays de la sous-région (Congo, Tchad), et à la refonte de la grille des salaires de la fonction publique qui s’est traduite par une augmentation sensible des salaires au Gabon. La participation de la consommation privée, qui a finalement progressé pour se situer à 0,0 point contre -5,0 points en 2015, a tiré profit en 2016 de l’augmentation de +2,6 % des salaires et traitements des agents des Etats de la zone. De leur côté, les investissements bruts ont contribué à cette évolution, dans une moindre mesure, à hauteur de -0,2 point après -5,5 points en 2015. Cette progression a été réalisée grâce à la participation positive de l’investissement public traduisant la poursuite des travaux d’infrastructures en faveur des Coupes d’Afrique des Nations 2016 et 2019 au Cameroun, et 2017 au Gabon. Dans le même temps, le redressement de l’investissement privé non pétrolier (+1,3 point contre -1,2 point en 2015) a été tiré par les travaux d’extension du réseau 4G réalisées par les sociétés de télécommunications et la construction des nouvelles cimenteries dans quelques pays (Congo, Cameroun). Néanmoins, les investissements en zone CEMAC ont reculé à 27,3 % du PIB contre 30,8 % du PIB en 2015. De son côté, la demande extérieure nette a obéré la croissance à hauteur de 0,9 point après +13,0 points en 2015, en lien avec la contribution négative des importations de 3,5 points contre +10,3 points en 2015, en dépit de l’apport des exportations de +2,6 points contre +2,7 points en 2015 (Cf. Tableau n° 2 en Annexe). Du côté de l’offre, le secteur tertiaire a été le principal moteur de la croissance, avec un apport de +1,7 point contre +1,0 point en 2015. La contribution du secteur tertiaire a été portée par l’activité des services marchands, soutenue aussi bien par les branches transport et communications, que commerce, hôtel et restaurants. Le secteur secondaire a contribué négativement à hauteur de 0,5 point contre -1,1 point en 2015. Le secteur secondaire a connu un recul de ses activités en raison principalement de l’accentuation des difficultés dans la branche des BTP, suite aux tensions de trésorerie rencontrées par certains Etats de la CEMAC qui ont entraîné l’ajustement à la baisse des dépenses en capital. Dans le secteur primaire, la croissance est devenue négative en 2016, avec une participation de -1,3 point contre +1,3 point en 2015. Le recul de la contribution du secteur primaire a résulté de la décélération des activités des industries extractives qui ont apporté -1,9 point contre +1,0 point en 2015. En revanche, l’appui supplémentaire de la branche agro-pastorale (+0,5 point en 2016 contre +0,3 point en 2015) soutenue par des programmes publics, notamment les projets Agropoles au Cameroun et la Gabonaise des Réalisations Agricoles et des Initiatives des Nationaux Engagés (projet GRAINE) au Gabon, n’a pas suffi à compenser cette tendance (Cf. Tableau n° 3 en Annexe). Sur le front des prix, l’année 2016 a été caractérisée par une baisse de l’inflation dans l’ensemble des pays de la sous-région. En effet, l’indice sous-régional global des prix à la consommation des ménages a progressé de 1,1 % en moyenne annuelle contre 2,5 % en décembre 2015. Ce repli des tensions inflationnistes découle principalement de : i) l’affaiblissement généralisé dans la CEMAC de la demande intérieure dans un contexte de déclin des revenus pétroliers, ii) la diminution des prix des produits alimentaires et des communications dans la quasi-totalité des pays, et iii) l’amélioration progressive des conditions sécuritaires en RCA.

 

B. FINANCES PUBLIQUES

 Le secteur des administrations publiques a continué de subir les effets des niveaux toujours bas des cours du pétrole brut sur les marchés internationaux et du choc sécuritaire, conjuguée avec la poursuite de politiques budgétaires expansionnistes dans certains pays. Par conséquent, la gestion des finances publiques en 2016 s’est finalement soldée par un creusement du déficit budgétaire, base engagements, hors dons, qui est passé de 3,3 % du PIB en 2015 à 5,6 % du PIB en 2016 (Cf. Tableau n° 4 en Annexe). L’accentuation des déficits budgétaires a été effectivement observée dans tous les pays de la CEMAC en dehors de la RCA et du Congo. Par pays, la situation s’est aggravée fortement en Guinée Equatoriale (-8,6 % du PIB en 2016 contre -3,8 % du PIB en 2015), au Cameroun (-5,9 % du PIB en 2016 après -2,0 % du PIB en 2015), au Gabon (-3,7 % du PIB en 2016 contre -1,1 % du PIB en 2015) et dans une moindre mesure au Tchad (-2,7 % du PIB en 2016 après -1,8 % du PIB un an auparavant). En revanche, le déficit budgétaire base engagement, hors dons, s’est nettement réduit au Congo (-8,3 % du PIB en 2016 après -11,4 % du PIB plus tôt) et en République Centrafricaine (-5,2 % du PIB en 2016 contre -8,1 % du PIB un an plus tôt). Les grandes tendances des finances publiques en termes de recettes et de dépenses en 2016 ont été les suivantes :  des recettes budgétaires en recul de 16,8 %, à 7 909,1 milliards, entrainées par une diminution des recettes pétrolières (-28,8 % à 2 737,6 milliards) en raison du maintien des cours bas du pétrole brut. Les recettes non pétrolières se sont également contractées de 8,7 % à 5 171,5 milliards, suite au ralentissement des activités économiques, et ce malgré les progrès effectués dans le recouvrement de l’impôt dans la plupart des pays à travers notamment l’utilisation des moyens de paiements électroniques au Cameroun ;  des dépenses publiques en baisse de 5,4 % à 10 421,3 milliards portées par le repli de 15,6 % à 3 823,4 milliards des dépenses en capital. Cependant, les dépenses courantes se sont accrues de 2,0 % à 6 531,5 milliards en lien principalement avec le règlement des intérêts de la dette publique qui ont quasiment doublé, traduisant la hausse de l’endettement des pays pétroliers suite aux tensions de trésoreries enregistrées depuis la chute des cours du pétrole;  un déficit du solde primaire qui s’est aggravé, passant de 117 milliards (-0,3 % du PIB) en 2015 à 886,6 milliards (-2,0 % du PIB) en 2016. Dans le même temps, le solde budgétaire de base s’est davantage détérioré à -1 557,2 milliards (-3,5 % du PIB) contre -486,4 milliards (-1,1 % du PIB) un an plus tôt. Au total, l’exécution du budget de l’Etat s’est soldée en 2016 par un déficit global, base engagements hors dons de 2 512,2 milliards, en hausse de 67,0 % par rapport à celui réalisé sur la même période en 2015. En prenant en compte l’apurement des arriérés de 240,7 milliards, le déficit global, base trésorerie, est ressorti à 2752,9 milliards. En y ajoutant l’amortissement de la dette extérieure à hauteur de 1 292,3 milliards et l’approvisionnement du compte IMA du Gabon à la Banque Mondiale de 29,6 milliards, le besoin de financement global des Etats a atteint 4 074,8 milliards. Il a été entièrement couvert par des dons extérieurs de 248,3 milliards, des tirages au titre des prêts projets et trésorerie de 1 205,3 milliards, des allègements de la dette de 27,4 milliards, des concours bancaires pour 2 223,3 milliards et des financements non bancaires de 370,5 milliards. 

 

C. BALANCE DES PAIEMENTS ET DETTE EXTERIEURE 

Dans un contexte des cours mondiaux du pétrole brut bas, le compte des transactions courantes des pays membres de la CEMAC s’est soldé en 2016 par un déficit toujours important, bien qu’en légère diminution, de 11,7 % du PIB contre 12,2 % du PIB en 2015 (Cf. Tableau n° 5 en Annexe). Cette situation a découlé d’un excédent de la balance commerciale de 1 215,4 milliards, en recul de 39,4 % contre -73,2 % en 2015, et de la nette diminution du déficit de la balance des services (-21,2 % à 4 085 milliards) et dans une moindre mesure de la balance des revenus (-2,6 % à 2 361,5 milliards). Le déficit des transactions courantes s’est accentué en 2016 pour tous les pays membres de la sous-région en dehors de la Guinée Equatoriale et du Congo. En effet, bien qu’important, le solde extérieur courant est passé en Guinée Equatoriale de -18,2 % du PIB à -9,4 % du PIB (en régression de 8,8 points), tandis qu’au Congo, il est revenu à - 36,8 % du PIB en 2016 après 41,4 % du PIB en 2015 (en amélioration de 4,6 points de base). Les autres pays ont enregistré une aggravation de leur déficit comme ci-après : au Cameroun (-6,5 % du PIB en 2016 contre -4,1 % du PIB en 2015), au Tchad (-14,2 % du PIB en 2016 contre -12,4 % du PIB en 2015), et République Centrafricaine (-9,5 % du PIB contre -9,1 % du PIB en 2015). L’excédent commercial a continué à se réduire malgré la baisse de 12,5 % des importations à 9 861,2 milliards, à un rythme inférieur à celui de la réduction des exportations (-16,6 % à 11 076,5 milliards). Cette dynamique a résulté de la détérioration des termes de l’échange de 3,4 % en 2016 contre -45,1 % en 2015, traduisant un recul moins important de 17,5 % des prix à l’exportation, tiré par la faiblesse des cours des matières premières, principalement le pétrole brut, et une chute de 14,6 % des prix à l’importation. La poursuite du repli des exportations est liée à une réduction des ventes de pétrole brut (-24,1 % à 6 861,6 milliards), de méthanol et autres gaz (-14,7 % à 704 milliards). Elle a toutefois été atténuée par l’augmentation des ventes de coton (+9,1 % à 149,3 milliards), de caoutchouc naturel (+12,6 % à 57,6 milliards), de banane (+2,5 % à 48,3 milliards) et du café (+4,8 % à 36,2 milliards). De son côté, la balance des services est demeurée déficitaire à -4 085,0 milliards en 2016 contre -5 182,5 milliards en 2015. Le déficit de la balance des revenus, pour sa part, n’a diminué que de 2,6 %, pour s’établir à 2 361,5 milliards en 2016 après -2 424,0 milliards un an auparavant. L’excédent du compte de capital et d’opérations financières, quant à lui, s’est replié à 1 337,9 milliards après 2 486,1 milliards, en raison de la chute des investissements directs étrangers et des capitaux à court terme, consécutive à la baisse des activités de sous-traitance dans l’industrie pétrolière, notamment au Congo, au Gabon, en Guinée Equatoriale et au Tchad.

 

En définitive, le déficit global de la balance des paiements s’est accru de 12,4 % pour atteindre 3 391,8 milliards. Il a été couvert par une ponction sur les réserves officielles à hauteur de 3 342,7 milliards et par un financement exceptionnel net de 49,1 milliards, dont 27,4 milliards d’allègement de dette au Tchad, et d’une accumulation d’arriérés d’un montant de 21,7 milliards réalisée par le Gabon et la RCA. Face à la chute des ressources budgétaires d’origine pétrolières, les Etats membres de la CEMAC ont recouru à l’endettement intérieur et surtout extérieur pour combler leur gap de financement et poursuivre quelques travaux d’infrastructures de base. En conséquence, l’encours de la dette publique extérieure s’est établi à 24,6 % du PIB en 2016 après 24,7 % en 2015. Le service de la dette extérieure est sensiblement remonté de 17,2 % des recettes budgétaires en 2015 à 22,9 % en 2016. Enfin, le service de la dette extérieure rapporté aux exportations de biens et services s’est accru à 13,9 % contre 10,8 % en 2015 (Cf. Tableau n° 6 en Annexe). 

 

D. MONNAIE ET CREDIT

Au 31 décembre 2016, l’évolution en glissement annuel des agrégats monétaires de la CEMAC a été caractérisée par une accentuation de la tendance baissière des avoirs extérieurs nets du système monétaire, la position nette du système monétaire sur les non résidents est ainsi revenue de 5 668,1 milliards en décembre 2015 à 2 298,8 milliards douze mois plus tard, soit une baisse de 59,4 %. Les créances nettes sur les États, quant à elles, se sont fortement accrues, entrainant le passage d’une position créditrice des Etats auprès du système bancaire avec une épargne de 349,0 milliards en décembre 2015, à une position nette débitrice de 2 197,9 milliards un an plus tard. Par ailleurs, un accroissement modéré des crédits à l’économie a été observé de 8,6 % à 7 934,2 milliards. Somme toute, il a résulté une baisse de la masse monétaire de 5,7 % à 10 608,0 milliards en décembre 2016, et un taux de couverture extérieure de la monnaie en repli à 56,8 % contre 77,1 % en 2015. 

 

II. PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES DES PAYS DE LA CEMAC 

Les principales hypothèses qui sous-tendent les perspectives macroéconomiques des pays de la CEMAC pour l’année 2017 ont trait à : - au plan international: i) une accélération de la croissance économique mondiale à +3,4 % en 2017, après +3,1 % en 2016, ii) une hausse des cours moyens du pétrole brut (+28,2 % à 54,9 dollars/baril), du manganèse (+73,5 % à 237,0 dollars/tonne), de coton (+10,7 % à 82,2 cents/livre), tandis que ceux du cacao et du bois seraient orientés à la baisse, respectivement de 25,6 %, à 2 151,6 dollars/tonne et de 6,5 %, à 256,4 dollars/m3, et iii) une appréciation du taux de change du dollar/F CFA de +5,0 % à 622,4 FCFA/$ ; - au plan sous-régional, : i) une baisse de la production d’hydrocarbures, de 6,2 % à 41,3 millions de tonnes pour le pétrole, et de 30,7 % à 4 318,7 milliers de tonnes pour le méthanol et autres gaz, ii) un accroissement de la production de manganèse de 32,8 %, à 4,5 millions de tonnes, et de cacao de 3,0 %, à 335,4 milliers de tonnes, et iii) une accélération de la croissance des activités du secteur non pétrolier en général, notamment dans les branches agro-pastorales, de l’industrie, des BTP et des services marchands. Ainsi, les évolutions prévisibles de la situation macroéconomique de la CEMAC pour l’année 2017 seraient marquées par : i) une reprise de la croissance économique à 1,6 %, ii) un taux d’inflation en dessous du seuil communautaire à 2,6 %, iii) un recul des déficits budgétaire et extérieur courant à hauteur de 3,2 % du PIB et 8,2 % du PIB, respectivement, et iv) un taux de couverture extérieure de la monnaie qui remonterait à 64,8 %. 

 

A. SECTEUR REEL 

Les évolutions du secteur réel de la CEMAC anticipées pour l’année 2017, font ressortir une hausse du rythme de progression des activités, avec un taux de croissance de 1,6 % contre 0,2 % en 2016. Cette dynamique résulterait d’une bonne performance des activités non pétrolières, en dépit d’une contraction plus importante que l’année précédente des activités pétrolières. Ainsi, les activités du secteur non pétrolier devraient croître à hauteur de 4,9 % en 2017, contre +2,3 % en 2016, tandis que celles du secteur non pétrolier reculeraient de 9,6 % après -6,4 % en 2016. La contribution du secteur non pétrolier à la croissance économique en 2017 se situerait à +3,8 points contre +1,7 point l’année précédente, lui permettant de continuer d’assurer son rôle de moteur de la croissance. L’apport du secteur pétrolier, quant à lui, ressortirait à -2,1 points contre -1,5 point en 2016. Par pays, la croissance devrait s’accélérer en 2017 au Cameroun (5,7 % après 5,0 % en 2016), en République Centrafricaine (5,9 % contre 5,3 % l’année précédente) et au Gabon (2,9 % contre 2,1 % en 2016). Toutefois, le taux de croissance des activités économiques deviendrait positif au Tchad (+2,4 % contre -5,1 % en 2016) et au Congo (+1,0 % après -2,1 % en 2016). De son côté, la Guinée Equatoriale verrait sa récession s’aggraver (-11,0 % contre -6,0 % en 2016). Du côté de la demande, l’activité économique en 2017 serait à nouveau tirée par la demande intérieure, avec un apport de 7,7 points contre 1,1 point en 2016, tandis que la demande extérieure l’obèrerait de 6,1 points après -0,9 point en 2016. La demande intérieure serait le moteur de la croissance en raison de la bonne tenue de la consommation privée, en lien avec : i) la hausse des transferts et subventions, des salaires et des points indiciaires dans la fonction publique au Congo et au Gabon, et ii) l’aboutissement des réformes mises en œuvre par les Etats en vue d’assainir leurs fichiers de soldes pour une gestion optimale des effectifs de la fonction publique, qui pourraient favoriser de nouveaux recrutements. Toutefois, l’impact des mesures d’ajustement inscrites dans le PREF-CEMAC, notamment l’élargissement de l’assiette fiscale et la suppression de certaines exonérations pourraient contrarier cette tendance sur le plan global. Les investissements bruts participeraient à la croissance à hauteur de +2,2 points après -0,2 point en 2016, compte tenu de l’augmentation du volume des investissements publics (+0,6 point après -0,8 point un an auparavant) et privés (+1,7 point contre 0,4 point en 2016).

Les investissements publics contribueraient favorablement à la croissance en liaison avec les travaux d’infrastructures, notamment pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019, la finalisation des grands projets de première génération et le lancement de ceux de deuxième génération au Cameroun. Par ailleurs, le renforcement du suivi participatif de l’exécution physico-financière de l’investissement public et la poursuite des réformes des finances publiques et des marchés publics au Cameroun et au Gabon pourraient amplifier cette dynamique. Les investissements privés pétroliers seraient en hausse en raison de la remontée anticipée des cours cette année, qui pourrait pousser la plupart des compagnies à procéder aux dépenses de maintenance, d’entretien et d’exploration des permis existants au Gabon, au Congo et au Tchad. En outre, le rachat par les petites compagnies de plusieurs permis relatifs certes à des champs de petites capacités, devrait améliorer cette tendance dans certains pays, particulièrement au Gabon et au Cameroun. Les investissements non pétroliers, bien que moins soutenus en 2017, demeureraient appuyés par les activités agropastorales et seraient renforcés par le développement des partenariats publics/privés qui, compte tenu de l’environnement, se présenteraient désormais comme une alternative incontournable au Cameroun et au Gabon. En outre, les travaux de densification des réseaux de téléphonie mobile, avec l’essor de la 4G, pourraient accroitre cette évolution. De son côté, la demande extérieure devrait pâtir des exportations des biens et services, en lien essentiellement avec la baisse prévue des volumes à exporter de pétrole (- 6,9 % à 38,3 millions de tonnes) et de gaz (-32,2 % à 4 197,9 mille tonnes), qui grèveraient la croissance de 6,1 points, face à un apport des importations des biens et services de +0,8 point. Du côté de l’offre, les secteurs tertiaire et secondaire enregistreraient les plus importantes contributions en 2017, avec respectivement +1,4 point et +0,2 point contre +1,7 point et -0,5 point en 2016. De son côté, le secteur primaire continuerait d’obérer la croissance mais de façon moindre, à hauteur de 0,4 point après -1,3 point en 2016. Le secteur primaire continuerait de subir la diminution du rythme des activités de la branche des industries extractives (-1,1 point contre -1,9 point en 2016), du fait principalement de la baisse de la production de 6,2 % à 41,3 millions de tonnes au terme de l’année. En revanche, les activités agro-pastorales, pilotées à travers divers projets en partenariat public/privé au Cameroun, Congo et Gabon devraient s’intensifier et contribuer plus positivement à la croissance des activités du secteur. La reprise des activités agricoles en République Centrafricaine, du fait de la normalisation attendue de la situation sécuritaire, pourrait également atténuer cette tendance, tandis que la branche de la sylviculture continuerait d’enregistrer une contribution nulle en 2017. La meilleure participation du secteur secondaire traduirait le rebond des activités des bâtiments et travaux publics (+0,3 point contre -1,0 point en 2016) et une bonne tenue des industries manufacturières (+0,4 point contre 0,2 point en 2016) dans l’ensemble de la zone. Les activités des BTP seraient soutenues par la poursuite des travaux d’infrastructures de la CAN 2019 et du lancement effectif cette année des projets de seconde génération en maturation, en plus des travaux de finalisation de ceux de la première génération au Cameroun. En outre, l’accélération de la réalisation du programme des 5000 logements annuels, ainsi que la reprise de certains chantiers d’infrastructures, notamment la construction des infrastructures dédiées à l’énergie et aux transports aéroportuaires et portuaires (élargissement du quai du port de Libreville, construction d’un nouveau terminal à conteneurs) au Gabon pourraient participer favorablement à cette dynamique. La branche des industries manufacturières resterait soutenue par le dynamisme des activités des cimenteries au Cameroun, au Gabon, et au Congo, la vigueur des industries brassicoles dans tous les pays de la CEMAC, ainsi que par la montée en puissance de l’industrie du ferro manganèse et du silico manganèse au Gabon. En outre, la mise en service des premiers nouveaux barrages au Cameroun, notamment celui de Lom Pangar, devrait impacter favorablement l’offre d’énergie électrique, la branche énergétique et entrainer une expansion de l’activité des industries manufacturières. L’activité du secteur tertiaire demeurerait tirée principalement par les services marchands (+1,7 point contre +1,4 point un an plus tôt), notamment les transports et télécommunications, les services hôteliers et de restauration. La contribution de la branche des télécommunications et des transports serait liée au dynamisme des activités des opérateurs de téléphonie mobile et des fournisseurs d’accès internet, qui poursuivraient le renforcement de leurs capacités opérationnelles dans tous les pays de la sous-région, avec l’essor notamment de l’économie numérique envisagé au Cameroun et au Gabon. Les activités portuaires pourraient également entretenir cette tendance en raison de la mise en service du port en eau profonde de Kribi au courant de cette année au Cameroun. De leur côté, les services non marchands obèreraient la croissance à hauteur de 0,2 point en 2017 contre +0,3 point en 2016. S’agissant des prix, l’année 2017 devrait être marquée par une légère remontée des tensions inflationnistes dans la sous-région. Toutefois, l’inflation en moyenne annuelle dans la CEMAC devrait rester en dessous du seuil communautaire à 2,6 % contre 1,1 % en 2016. 

 

B. FINANCES PUBLIQUES 

Le redressement des cours du pétrole brut sur les marchés internationaux, enclenchée mi-novembre 2016, et l’ajustement opéré par les Etats en matière de dépenses publiques, amélioreraient la situation des finances publiques des Etats dans la Communauté en 2017. En effet, elle devrait se solder par une réduction de 2,4 points du déficit budgétaire, base engagements, hors dons, qui reviendrait de 5,6 % du PIB en 2016 à 3,2 % du PIB en 2017. De manière spécifique, les déficits budgétaires diminueraient dans tous les pays de la CEMAC en dehors de la RCA et du Congo, tandis qu’au Gabon le solde budgétaire deviendrait plutôt excédentaire. Ainsi, la situation se normaliserait au Gabon (+1,9 % du PIB en 2017 contre -3,7 % du PIB en 2016), s’améliorerait fortement en Guinée Equatoriale (-1,9 % du PIB après -8,6 % du PIB en 2016), au Cameroun (-3,1 % du PIB en 2017 après -5,9 % du PIB en 2016), et faiblement au Tchad (-2,3 % du PIB contre -2,7 % du PIB en 2016). Par contre, le déficit budgétaire base engagement, hors dons devrait nettement s’accroître en République Centrafricaine (-11,3 % du PIB contre -5,2 % du PIB un an plus tôt) et au Congo (-12,9 % du PIB contre -8,3 % du PIB en 2016).

Les grandes tendances en matière de recettes et de dépenses seraient les suivantes en 2017 :  un rebond des recettes budgétaires de 14,1 % à 9 022,9 milliards, porté principalement par un accroissement des ressources non pétrolières de 15,5 % à 5 971,9 milliards. Cette hausse traduit la mise en œuvre des mesures inscrites dans le PREF-CEMAC, notamment l’élargissement de l’assiette fiscale, le renforcement des capacités des administrations fiscales en matière de recouvrement des impôts et taxes, de lutte contre la corruption et de suppression de certaines exonérations. Les recettes pétrolières seraient également en hausse de 11,4 %, à 3 051,0 milliards, en lien avec la remontée désormais attendue de près de 30 % des cours du pétrole brut sur les marchés mondiaux suite à l’accord signé au quatrième trimestre 2016 entre les principaux pays producteurs pour la limitation de l’offre en vue du rééquilibrage des marchés pétroliers ;  une hausse des dépenses budgétaires de 1,8 % à 10 606,5 milliards, procédant surtout d’un accroissement des dépenses en capital (+9,3 % à 4 251,5 milliards), qui s’appuierait davantage sur les ressources extérieures, qui devraient quasiment doubler (1 807,8 milliards en 2017 contre 955,0 milliards un an plus tôt), pour poursuivre les investissements dans les infrastructures de base en cours d’exécution. Les dépenses courantes reculeraient de 2,7 % à 6 355,0 milliards, en raison de la réduction des dépenses en biens et services résultant principalement de la révision de la mercuriale des prix dans les pays ;  un solde budgétaire primaire qui deviendrait excédentaire de 896,2 milliards (1,8 % du PIB) en 2017, contre un déficit de 886,6 milliards (-2,0 % du PIB) en 2016. De même, l’excédent du solde budgétaire de base se situerait à 224,2 milliards (+0,5 % du PIB) en 2017, contre un déficit de 1 557,2 milliards (-3,5 % du PIB) en 2016. En définitive, l’exécution du budget des Etats membres de la CEMAC se solderait en 2017 par une réduction du déficit budgétaire, base engagements, hors dons, revenant à 3,2 % du PIB en 2017, soit 1 583,6 milliards. En prenant en compte l’apurement attendu des arriérés de 96 milliards, le déficit global, base trésorerie, ressortirait à 1 679,6 milliards. En y ajoutant l’amortissement prévu de la dette extérieure à hauteur de 1 286,5 milliards, le besoin de financement global des Etats atteindrait 2 966,1 milliards. Il serait partiellement couvert par des dons extérieurs de 447,4 milliards, des tirages au titre des prêts projets et trésorerie de 2 055,5 milliards, des allègements de la dette de 28,7 milliards le tirage de 28,5 milliards par le Gabon à la Banque Mondiale, des concours bancaires nets pour 24,9 milliards et des financements non bancaires de 309,5 milliards. Le besoin de financement résiduel des Etats serait de 71,6 milliards. 

 

C. BALANCE DES PAIEMENTS ET DETTE EXTERIEURE 

La remontée depuis mi-novembre 2016 des cours mondiaux du pétrole brut, principal produit d’exportation des pays de la sous-région combinée à l’ajustement opéré par les Etats en matière d’investissement amélioreraient quelque peu la situation des comptes extérieurs. Ainsi, le déficit des transactions courantes, transferts publics inclus de la CEMAC reviendrait de 11,7 % du PIB (5 199,2 milliards) en 2016 à 8,2 % du PIB (en recul de 3,5 points de base à 4 045,7 milliards) en 2017.

Tous les pays membres de la CEMAC enregistreraient en 2017 une situation défavorable des opérations avec l’extérieur, en dehors du Gabon. Ainsi, le solde des transactions courantes ressortirait comme ci-après : au Gabon, la situation redeviendrait excédentaire (+2,2 % du PIB en 2017 contre -7,3 % du PIB en 2016), le repli se poursuivrait de façon plus marquée au Congo (de -36,8 % du PIB en 2016 à -25,2 % du PIB en 2017), au Tchad (-8,6 % du PIB en 2017 contre -14,2 % du PIB), et dans une proportion moindre en Guinée Equatoriale (-6,6 % du PIB en 2017 contre -9,4 % du PIB un an plutôt). Cependant, la situation s’aggraverait en République Centrafricaine (-12,3 % du PIB en 2017 contre -9,5 % du PIB en 2016) et au Cameroun (-8,0 % du PIB en 2017 après -6,5 % du PIB un an plus tôt). L’atténuation du déficit du compte courant s’expliquerait par l’effet combiné d’une forte hausse de l’excédent commercial, qui devrait plus que doubler, en dépit des déficits structurels dans les balances de services et de revenus. De ce fait, le solde excédentaire de la balance commerciale devrait remonter à 3 030,8 milliards en 2017, contre 1 215,4 milliards un an plus tôt, traduisant un rebond des exportations de 21,1 % à 13 417,3 milliards, qui pourrait plus que compenser la hausse des importations. Les termes de l’échange s’amélioreraient de 27,0 % en 2017, du fait de l’augmentation de 31,1 % des prix à l’exportation, en corrélation avec la remontée des cours du pétrole brut et du gaz naturel, malgré la hausse de 3,2 % de ceux des importations. Le redressement des prix à l’exportation exprimés en FCFA s’expliquerait principalement par le net accroissement des prix du pétrole (+37,7 %), du méthanol et autres gaz (+31,6 %), du manganèse ( +82,2 %) et du coton (+16,4 %), malgré la chute anticipée des cours du cacao (-21,9 %) et du bois (-2,7 %). La remontée des exportations proviendrait d’une hausse importante des ventes de pétrole brut (+28,1 % à 8 793,1 milliards), de manganèse (684,0 milliards, contre 271,3 milliards), et dans une moindre mesure du bois (+2,8 % à 948,9 milliards). En revanche, cette tendance serait freinée par la baisse des ventes de méthanol et autres gaz (-10,7 % à 628,4 milliards) et de cacao (-19,5 % à 302,1 milliards). Les importations, quant à elles, augmenteraient de 5,3 % à 10 386,5 milliards, en relation avec les dépenses d’équipement envisagées par les Etats. En 2017, le déficit de la balance des services progresserait de 8,5 % à 4 434,1 milliards et celui de la balance des revenus de 14,2 %, pour s’établir à 2 696,7 milliards. De même, l’excédent du compte de capital et d’opérations financières, pourrait plus que doubler, passant de 1 262,8 milliards en 2016 à 4 314,3 milliards en 2017, en raison surtout d’un afflux de 1 507,9 milliards des capitaux à moyen terme, au titre des tirages effectuées par le Congo, le Cameroun, et la Guinée Equatoriale auprès des partenaires au développement publics et privés, et de la bonne tenue des investissements directs étrangers, notamment au Cameroun, au Congo et au Gabon. En définitive, la balance des paiements deviendrait excédentaire de 247,1 milliards en 2017 après un déficit de 3 309,9 milliards en 2016. Malgré les allégements prévus de la dette tchadienne, à hauteur de 28,7 milliards, les ressources ainsi dégagées ne serviraient pas à couvrir entièrement la hausse anticipée de 388,5 milliards des réserves officielles. En effet, un besoin supplémentaire de 71,6 milliards devrait être satisfait.

La situation de la dette publique s’améliorerait légèrement, en raison d’un affermissement de la trésorerie publique résultat de la remontée des cours du pétrole brut, et de la consolidation budgétaire réalisée par les pays. Dans ce contexte, les Etats continueraient toutefois à réaliser les investissements publics dans les infrastructures de base capables de déclencher un retournement de la situation macroéconomique. Ainsi, l’encours de la dette extérieure en proportion du PIB reviendrait à 23,9 % du PIB, contre 24,6 % du PIB en 2016 ; le ratio du service de la dette extérieure sur les recettes budgétaires diminuerait à 20,1 % en 2017 contre 22,9 % en 2016 et celui du service de la dette extérieure rapporté aux exportations de biens et services s’améliorerait à 11,6 % cette année contre 13,9 % en 2016. 

 

D. MONNAIE ET CREDIT 

Les prévisions monétaires pour l’année 2017 tablent sur : - une augmentation des avoirs extérieurs nets du système monétaire de 16,9 %, entrainant une remontée du taux de couverture extérieure de la monnaie à 64,8 % ; - un léger renforcement de la position nette débitrice des Etats vis-à-vis du système monétaire, de 1,7 %, à 2 126,7 milliards ; - un accroissement des crédits à l'économie de 7,0 %, en rapport avec l'évolution de l'activité économique non pétrolière dans les États membres ; - et, en conséquence, une hausse de la masse monétaire (+9,3%). 

En conclusion, les pays membres de la CEMAC continuent de subir les effets du ralentissement de l’activité économique mondiale, conjugué avec la baisse continue des prix des produits de base, en particulier le pétrole. Dans ces conditions, pour faire face à la conjoncture difficile tout en préservant la stabilité macroéconomique, les pays membres de la CEMAC devraient accélérer la mise en œuvre effective du PREF-CEMAC et conclure favorablement les négociations bilatérales avec le FMI afin de profiter de l’accompagnement de cette Institution et du reste de la communauté financière internationale en vue d’instaurer les conditions d’une relance vertueuse et durable de l’activité économique dans la sous-région./-

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