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Carrefour Abbia (Yaoundé): Des feux pour traquer les faux gestes

Écrit par  Mercedes Beleheka (stagiaire)

Mis en service au mois de novembre 2016, un dispositif  de dernière génération dicte sa loi au milieu de ce point d’intersection qui compte parmi les plus fréquentés de la capitale.

Les panneaux sont lisibles des quatre côtés du carrefour ‘’Abbia’’,  non loin du marché central de Yaoundé «Road police box, respect des feux obligatoire, vous êtes filmés, interpellation suivie de sanction, police active». En cette matinée du 25 mars 2017, les automobilistes semblent avoir compris l’utilité de ce nouveau mode de vie. Tous, sinon presque attendent patiemment à bord de leur véhicule leur tour sous le regard des caméras et des deux agents de police en service. Malgré cela, l’esprit d’indiscipline chez certains usagers continue de sommeiller. 

 

Chiffres

Le message inscrit sur les panneaux sonne comme un avertissement pour les automobilistes indélicats. «Certains chauffeurs vicieux osent brûler les feux. Ceux-là sont systématiquement traqués grâce à une application contenue dans ce dispositif», assure un inspecteur de police. Il ajoute que par  sa capacité à fournir des informations crédibles à un serveur central, l’exercice est bien plus facile. «Depuis que cette technologie est à cet endroit, pas moins de 1569 cas d’interpellation ornent nos fichiers», se gargarise-t-on au groupement régional de la circulation pour le Centre. Ici toutefois,  l’heure est encore à la compréhension pour certains employés de la police. «Jusqu’à présent, je donne uniquement les avertissements, bien que cela me vaut souvent des injures. A compter du mois prochain j’appliquerai ce qui est écrit sur cette plaque» reconnaît une policière.

Par contre pour ceux qui ont l’habitude d’attacher un intérêt à la sécurité routière comme c’est le cas d’Armand Tchana, l’initiative est louable, «je suis plutôt heureux de l’installation de ces feux. C’est vrai qu’avant les policiers faisaient déjà ce travail mais maintenant mes collègues chauffeurs seront obligés de respecter ces feux, surtout avec ce qui est écrit en dessous», soutient-il sous un ton ferme. 

 

Importance 

Jusqu’à ce jour, la pertinence sur l’installation des feux munis de vidéosurveillance reste à démontrer pour de nombreux usagers de la route. Tout d’abord au sein de la police, les avis sont partagés. Pour cet inspecteur de police principal,  «le débat n’a pas sa place. Une telle initiative mérite des applaudissements aussi bien des piétons que de automobilistes. Il est désormais plus aisé de se frayer un chemin ceci même pendant les heures dites de pointe». Une gérante d’un prêt à porter non loin de là reconnaît également ce bon coté de la chose, «je quitte généralement d’ici vers 17heures et nous connaissons tous le casse-tête du déplacement à cette heure, je peux témoigner que depuis l’installation de ces feux, il y’a moins de bouchons à ce niveau du moins quand je rentre». 

Tous ces commentaires se situent loin des points de vue des femmes en tenue Pour ces dernières, le travail avant l’arrivée de Road police box était nettement plus pratique, «personnellement je pense que ces feux n’ont pas de place. Depuis qu’ils sont installés, je travaille doublement ici. Avant, il est certes vrai que le travail n’était déjà pas facile mais les chauffeurs respectaient les ordres que nous leur donnions et il y’avait moins de bouchons.  Regardez par exemple là-bas (indiquant avec le doigt du coté du marché central) les voitures sont coincées et ne circulent pas facilement. Il faut en ce moment entrer dans la cabine et changer les feux à sa guise pour qu’il y ait moins d’embouteillages et moi je n’aime pas ca, je préfère diriger la circulation à l’extérieur comme je le fais en ce moment», témoigne l’une d’elles.

A titre de rappel cette nouveauté au sein de la police camerounaise est le fruit de la coopération entre le Cameroun et l’Italie. 

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