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Budget 2017: Le Cameroun à l’épreuve de la rareté des ressources

Écrit par  Aboudi Ottou

En plus de la baisse du prix des matières premières, le pays devrait faire face l’année prochaine à la réduction des recettes douanières du fait de l’Accord de partenariat économique avec l’Union européenne. 

Le Cameroun a lancé la préparation de son budget 2017 la semaine dernière. Le ministère des Finances (Minfi) et celui de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) ont organisé, les 02 et 03 juin, un séminaire à l’attention des responsables d’administrations concernés par l’élaboration du budget. Il était question de leur présenter les contraintes réglementaires et socioéconomiques dans lesquelles va se réaliser ce budget. Il s’agissait aussi de les outiller à la préparation des budgets de leurs administrations. Objectif: «assurer une meilleure efficacité de l’allocation des ressources et une plus grande rationalisation des choix budgétaires».

Cette efficacité est d’autant nécessaire que la rareté des ressources devrait s’accentuer en 2017. Déjà du fait du «maintien à la baisse des cours mondiaux des matières premières notamment du baril du pétrole» explique-t-on au Minfi. Pour cette année, la contribution des recettes pétrolières au budget de l’Etat devrait donc rester faible. Après avoir représenté près de 21% des prévisions budgétaire en 2015 (soit 774,9 milliards de francs CFA), elles sont tombées à un peu plus de 9% en 2016 (soit 397,2 milliards de francs CFA). A un prix du baril de pétrole bas, va en plus s’ajouter une réduction des recettes douanières. Cette diminution est due à la suppression progressive des droits de douanes sur les marchandises d’origines européennes du fait de la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique (APE) conclu avec l’Union européenne. Ce démantèlement des barrières douanières devrait commencer au mois d’août 2016. A en croire l’ingénieur statisticien Samuel Yemene, conseiller du Cameroun sur les questions d’APE, cette suppression des droits de douane devrait engendrer en moyenne chaque année 80 milliards de francs CFA de perte (environ 18% des recettes douanières).

Une diète s’impose 

Alors que les recettes baissent, les besoins augmentent. A côté des dépenses courantes de fonctionnements budgétisées pour l’exercice 2016 à 1 981,2 milliards, le Cameroun doit faire face à des défis importants l’année prochaine. Pour lutter contre Boko Haram et maintenir la sécurité notamment à la frontière avec la Centrafrique, le pays aurait besoin chaque année d’une somme qui oscille entre 165 et 230 milliards de francs CFA, selon le Fonds monétaire international. Il doit en plus achever, en principe cette année, son Plan d’urgence triennal d’un montant de près de 1 000 milliards de francs CFA; poursuivre la mise en œuvre de ses grands projets et de son Plan d’urgence spécial jeune (qui devrait nécessiter plus de 35 milliards pour l’exercice 2017); construire les infrastructures nécessaires à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019 et assurer les charges liées à sa dette. Une ligne de dépense qui prend de plus en plus du volume. Elle est passée de 299 à 510 milliards de franc CFA en 2014 et 2015. Et pour cette année, une prévision de 722 milliards a été faite pour assurer le service de la dette.

C’est donc plus que jamais le moment de mettre en exécution la «réduction du train de vie de l’Etat» prescrit par le président Paul Biya lors de son discours à la nation le 31 janvier 2014. Pour l’exercice 2016, les dépenses courantes de fonctionnement ont certes baissé de 1 78,7 milliards par rapport à 2015. Mais, la marge de manœuvre reste grande notamment du côté de la présidence de la République qui ne prêche pas par l’exemple. Sans que cela soit toujours justifiable, la plus haute institution du pays figure dans le top 5 des budgets les plus importants dans les rubriques frais de bouche et de mission, carburant, eau, électricité, primes et gratifications. En ce qui concerne le carburant par exemple, la présidence a un budget de 3,6 milliards de francs CFA. Un montant de 1,2 milliards supérieur à celui de la police nationale.

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