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Bassin du Lac Tchad: Cameroun, Tchad, RCA, Nigeria…: Les chiffres effroyables de la crise humanitaire !

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2,4 millions de personnes déplacées ; plus de 10 millions de personnes en quête d’aide alimentaire; 31 % des problèmes de sécurité rencontrés par les agents humanitaires dans le monde en 2016 sont survenus en République centrafricaine ... Lors d’une conférence humanitaire internationale à Oslo le 24 février dernier, 14 pays donateurs se sont engagés à verser 672 millions de dollars sur trois ans pour apporter une aide d’urgence aux populations de la région du lac Tchad, 70 % de ces fonds sont affectés à l’année 2017…

«La persistance de la violence et de l’insécurité du fait de Boko Haram a infligé une détresse dévastatrice à de nombreuses familles et communautés de la région du bassin du lac Tchad, où quelque 2,4 millions de personnes ont été déplacées et plus de 7 millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire. Plus de 10 millions de personnes ayant besoin d’aide humanitaire dans l’ensemble de la région, il s’agit d’une des plus grandes crises humanitaires au monde. Un accroissement appréciable des interventions humanitaires dans les zones les plus touchées de la sous -région a été enregistré en 2016. Grâce aux efforts collectifs de gouvernements, donateurs, organismes des Nations Unies et organisations non gouvernementales, quelque 1,6 million de personnes ont reçu une aide alimentaire vitale; un million d’enfants ont été vaccinés contre la rougeole; 4,4 millions de personnes ont reçu des soins de santé primaire d’urgence; près de 300 000 garçons et filles ont repris leurs études; le même nombre d’enfants de moins de cinq ans et leurs mères allaitantes ont été traités pour malnutrition (deux tiers d’entre eux risquaient d’en mourir). Lors d’une conférence humanitaire internationale qui s’est tenue à Oslo le 24 février, 14 pays donateurs se sont engagés à verser 672 millions de dollars sur trois ans pour apporter une aide d’urgence aux populations de la région du lac Tchad, 70 % de ces fonds ayant été affectés à l’année 2017.

S’il est vrai que les opérations militaires ont affaibli et dispersé les combattants de Boko Haram, les attaques et les attentats-suicides se poursuivent dans l’extrême-nord de la République du Cameroun, où on estime que 220 000 personnes ont été déplacées. La région compte également plus 86 000 réfugiés nigérians. De plus, le commencement de la saison sèche a facilité les mouvements, ce qui a entraîné une multiplication des attaques le long des routes principales, entravant ainsi l’acheminement de l’aide humanitaire. 

L’Accord tripartite entre la République du Cameroun, la République fédérale du Nigéria et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a été signé le 2 mars à Yaoundé. L’Accord détermine les conditions et procédures de retour volontaire des réfugiés nigérians, dans le respect de leur sécurité et leur dignité. Toutefois, le HCR a signalé que des demandeurs d’asile nigérians continuaient d’être refoulés par la République du Cameroun en dépit de l’Accord et qu’en 2017, au 21 mars, plus de 2 600 réfugiés avaient été renvoyés contre leur gré dans des villages du Nigéria situés près de la frontière. Le Gouvernement de la République du Cameroun a nié la véracité de ces signalements. Dans l’est du Cameroun, de graves déficits de financement menacent la viabilité de programmes d’aide alimentaire vitaux pour les réfugiés de République centrafricaine, dont 276 000 sont encore dans le pays. Pour l’année 2017, la communauté humanitaire oeuvrant au Cameroun cherche à collecter 310 millions de dollars pour fournir une assistance vitale à 1,2 million de personnes et répondre à leurs besoins urgents ou chroniques. 

En République du Tchad, quelque 4 millions de personnes, soit environ un tiers de la population du pays, sont en situation d’insécurité alimentaire et plus d’un million d’entre elles font face à de graves pénuries. On estime que plus d’un demi million d’enfants souffriront de malnutrition aiguë en 2017. Dans l’ouest de la région du Lac, l’insécurité alimentaire s’est aggravée et persiste du fait des activités de Boko Haram. Les déplacements de population ont accentué la vulnérabilité de ceux qui sont contraints de fuir les violences et des communautés qui les accueillent, dont beaucoup étaient déjà appauvries et avaient besoin d’assistance avant la recrudescence des attaques. En outre, la République du Tchad accueille environ 615 000 réfugiés originaires de la République centrafricaine, la République fédérale du Nigéria et la République du Soudan, en plus des quelque 104 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays. En 2017, il faudra 589 millions de dollars pour fournir une assistance vitale à 2,6 millions de personnes touchées par la crise en République du Tchad. En République centrafricaine, les affrontements violents entre groupes armés qui sévissent depuis novembre 2016 ont entraîné une forte détérioration des conditions de sécurité et provoqué des déplacements de populations dans les districts du Haut-Kotto et de Ouaka. Par ailleurs, 31 % des problèmes de sécurité rencontrés par les agents humanitaires dans le monde en 2016 étant survenus en République centrafricaine, le pays reste un des plus dangereux pour les travailleurs humanitaires. En mars 2017, près de 464 000 Centrafricains avaient cherché refuge dans les pays voisins et 402 000 étaient déplacés à l’intérieur du pays. Les pénuries alimentaires dans le pays restent aiguës, près de la moitié de la population étant en situation d’insécurité alimentaire. L’insécurité persistante et les déplacements de population ont perturbé les activités agricoles et pastorales, qui représentent la principale source de revenus et de nourriture pour la vaste majorité des Centrafricains, en particulier dans les zones rurales, où 65 % des agriculteurs ont été dans l’impossibilité de poursuivre leur activité en 2016. Seulement 36 % des 531,5 millions de dollars nécessaires ayant été versés, le Plan d’intervention humanitaire de 2016 demeure largement sous -financé, laissant près de la moitié de la population sans assistance humanitaire. En 2017, il faudra près de 400 millions de dollars pour fournir une assistance à 2,2 millions de personnes».

Extrait du douzième rapport du Secrétaire général des Nations unies sur la situation en Afrique centrale et sur les activités de l'UNOCA.

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