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Gastronomie étrangère à Yaoundé: Tsinga se hisse au top des destinations

Écrit par  Mercedes Beleheka (stagiaire)

Connus pour leurs arômes, leurs épices et l'hospitalité de leurs tenanciers, les gargotes et les restaurants de ce quartier populeux de la capitale camerounaise font foule chaque jour.

Yaoundé, quartier Tsinga au lieu-dit «École de Police», il est 22h ce 31 août 2016. Les rues sont presque désertes, les boutiques fermées. Quelques des restaurants sont déjà murés mais certains reçoivent encore de la clientèle. Le secteur regorge près d’une dizaine des restaurants qui offrent les saveurs étrangères. «Chez Baba», «chez Wouri», «chez Yaya», «Sow» «Darou es Salam», sont les «meilleures adresses».

 

Menu et service 

Ici, on vante la variété des plats qui proviennent de plusieurs horizons et d'influences diverses. Elle reflète en réalité l'histoire complexe du quartier et des différentes populations qui y ont vécu. Entre les épices importées des zones arabes, le couscous qui comporte des couleurs subsahariennes et les grillades qui trouvent leurs empreintes dans les cultures sahéliennes… Une multitude d'influences ont donné naissance à une cuisine extrêmement riche. 

Depuis, cette cuisine est exclusivement le domaine des hommes. La plupart d'entre eux ne lisent pas les livres de recettes et ne suivent pas de dosages précis. Ils reproduisent les gestes de leurs «maîtres». Et c'est justement cette personnalisation des préparations qui donne ce nombre infini de variantes, d'apparences pour le même plat. Ainsi, un couscous ne ressemblera jamais à un autre. Ce choix s’opère au milieu d’un menu varié, entre autre tchiebou diene, tchiebou yap, guinar et yassa (respectivement riz aux poissons, à la viande, au poulet), spaghettis sautés, rognons, bifteck, lait caillé, poulet braisé, rôti, poisson braisé viande hachée, etc.

«Chez Wouri», l’un des plus populaires de la zone, une dizaine de jeunes de sexe masculin sont à pied d’œuvre. Ils reçoivent, prennent les commandes, servent, à chaque minute qui passe, ils sont sollicités par la clientèle «Oumarou par ci, Bachirou par-là», voilà le quotidien de ces serveurs. Ils doivent relever le défi du «Fast Food», qui est de ne pas faire patienter le client. Ceux qui viennent les interviewer ont, en effet, parfois le sentiment d’avoir pieds et poings liés, face à des hommes sûrs d’eux-mêmes et prompts à dire  au journaliste quelle question il devrait poser (ou éviter de poser)… 

 

Clientèle

Ici, la clientèle arrive des quatre coins de la ville et est majoritairement constituée des jeunes. Pour l’heure il s’agit  de 5 jeunes dont la tranche d’âge varie entre 23 et 28 ans. Ils  viennent de garer leur véhicule et se dirigent vers ce restaurant. Ils passent leur commande et 10 minutes plus tard, le service est fait. Trois d’entre eux ont passé la commande du «Ntchep» communément appelé riz sénégalais tandis que les deux autres ont préféré consommer du «Dakéré». À la question de savoir pourquoi ce choix, la réponse est quasiment la même «nous préférons les repas d’ailleurs parce qu’ils sont délicieux et modernes, loin de nos mets classiques».

Généralement, la clientèle qui y vient connait d’ores et déjà la commande qu’elle fera. Ernest Waffo est un habitué des lieux, pour ce dernier, le choix varie de temps à autre mais il préfère le «bifteck, pomme, plantain accompagné d’un jus de fruit naturel». Il confie qu’il y vient pour deux raisons en particulier, «la prise en compte des clients c’est-à-dire la rapidité dans le service et le la qualité du menu».

 

Qualité et Prix

Dans cet univers de la gastronomie étrangère, les clients ne font habituellement pas preuve d’exigence en matière d’apparat. Les salles rectangulaires aux murs bétonnés, surmontés d’un plafond léger, évoquent plus l’esthétique moins austère. C’est dans ce décor particulier abritant 20 couverts qu’il faut entrer pour manger. Le cadre  est néanmoins agréable mais pas toujours salubre. Pourtant pour de nombreux  habitués, les repas sont de qualité. Aline Essomba en fait partie «je ne prête pas attention au milieu, j’y vais habituellement pour des plats à emporter car la cuisine est de bonne qualité et les prix sont abordables». déclare la jeune fille. Comme elle, Guillaume Alfred A. s’y rend pour ces deux raisons. «Je fréquente ces lieux depuis plusieurs années. Je m’y rends à l’heure de la pause et le rapport qualité/prix me convient». De manière générale, les prix oscillent entre 500 et 2500 f  selon le restaurant et le choix qu’on opère. 

En somme, c'est un univers très riche. Entre une cuisine parfois régionale, parfois bourgeoise, citadine, en passant par celle des pauvres si riche en goût, il y a de l’intérêt pour tous.

 

Mercedes Beleheka (stagiaire)

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