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Transatlantic blues: un mémoriel achevé pour Bimbia

Écrit par  Kissy Abeng (Stagiaire)

Du 20 au 22 juin 2017, à la faveur du symposium international organisé par le ministère camerounais des Arts et de la Culture, le site autrefois réservé à  la « déportation » des esclaves, a suscité un devoir de mémoire par le truchement d’une représentation théâtrale.

Le granit noir scintille de millions d'éclats de quartz. Chaque reflet représente une victime d'une tragédie longtemps effacée. En ce 21 juin 2017, Bimbia (localité du Cameroun, située dans la région du Sud-ouest, département de Fako) se présente comme un «centre camerounais d'expression et de mémoire de la traite et de l'esclavage». Cela inspire. Transatlantic blues de Valère Epée, c’est le titre de l’œuvre choisie pour refaire l’histoire à travers une mise en scène d’Ali Mvondo. 

Ce dernier a opté pour le drame en prose. Pour la première fois dans l’histoire du théâtre camerounais, elle choisit comme personnages principaux des esclaves noirs et multiplie dans sa pièce, tant au niveau des décors, des costumes, des maquillages et des figurants, les notes qui donnent une véritable couleur locale à la représentation. Transatlantic blues  abandonne aussi les grands principes dramaturgiques de la tragédie classique : l’unité de temps et l’unité de lieu. La pièce inquiète du déchaînement de violences qui a lieu dans les colonies. Elle s’y adresse cette fois non seulement aux Colons, mais aussi aux hommes de couleur rappelant les uns et les autres à la sagesse et à la justice. Dans son déroulé, le poids de l’histoire fait dire que chacun a joué son rôle selon ses convictions. L’auteur, Valère Epée va plus loin: «alors nous ne pouvons pas nous permettre de décider ce que l’histoire doit retenir ou pas». Pourquoi Bimbia a-t-il disparu des cartes et de l’histoire? Pourquoi le désintérêt affiché par les chercheurs pour cet édifice (pourtant classé sur la liste des sites culturels d’intérêt historique le 18 mars 2013 par le gouvernement Camerounais)? Les réponses à ces questions sont contenues dans Transatlantic blues qui montre la cruauté humaine sous la forme d’un plaidoyer idéologique.

C’est qu’à la réalité, son œuvre telle que mise en scène, révèle les secrets d’une étrange construction qui fait naître, du dispositif scénique réel lui-même, une autre fiction qui précède celle de Bimbia. De ce fait, le Cameroun remonte le temps pour se remémorer la manière dont étaient traités ses ancêtres. Après une représentation zéro devant le ministre des Arts et de la Culture, ce dernier ému prendra la parole pour souligner l’importance et les enjeux d’une telle pièce en ouverture à ce symposium. Selon lui, Bimbia était un lieu de torture pour des milliers d’Africains et de Camerounais en particulier. Au cours de cette rencontre, on pouvait voir les acteurs de la culture, des chercheurs et universitaires, la diaspora africaine des Etats-unis et d’ailleurs, les promoteurs de tourisme culturel et des spécialistes travaillant sur la problématique des sites de mémoire l’objectif étant de restaurer les ruines actuelles de Bimbia dans leur contexte patrimonial et historique. Ces derniers se sont  penchés sur plusieurs interrogations relatives à l’identité des constructeurs des édifices situés à Bimbia, leur utilité, la destination des esclaves et la place de Bimbia dans le commerce triangulaire. Il était donc question de faire une découverte approfondie du site ainsi que d’abolir définitivement l’esclavage au Cameroun. Il était également question de réfléchir à un procédé  sous-régional de promotion du site de Bimbia. 

 

Conséquences

La mise en place des bases d’un projet fondé sur le développement durable avec une dimension socio-culturelle, mémorielle, économique et environnementale et la  constitution du dossier de proposition du site sur la liste du patrimoine mondial l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

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