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Spécial 08 mars 2017

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Les équato-guinéennes défilent à Douala Les équato-guinéennes défilent à Douala

1-Douala: Les gazelles de la sous-région dans la fête; 2-Bouquet exécrable de faits divers; 3-Et les pauvres alors?; 4-Au Parlement Panafricain: Des sirènes et des carillons à l’hémicycle; 5-Emancipation de la femme africaine: Les mâles ne lésinent plus sur le fric; 6-Chez les femmes réfugiées: La fête sur fond de galère

Douala: Les gazelles de la sous-région dans la fête

Elles ont fait entendre leur voix le 8 mars 2017 au cours de la célébration de la 32e édition de la journée internationale de la femme dans la capitale économique camerounaise. 

Elles ont fait entendre leur voix le 8 mars 2017 au cours de la célébration de la 32e édition de la journée internationale de la femme dans la capitale économique camerounaise. Elles ont brillé par leur présence à vallée de la Bessèkè (Douala I). Aux côtés des camerounaises, les femmes de plusieurs Etats d’Afrique centrale ont pris part à la célébration de la Journée internationale de la Femme. Au milieu des autres, une dame brandit le drapeau de la République centrafricaine (Rca). En langue Sango, elle demande à ses sœurs de former les rangs pour la grande parade. A un jet de pierre, ce sont les femmes de la Mutualité des mamans congolaises de Douala (République démocratique du Congo-RDC), qui se mobilisent également, avec des mini drapeaux de leur pays en main. Il est à peine 7h, au moment où elles prennent d’assaut la grande place du défilé de la ville.

 

Menu spécial 

Odalis Sulu est également fière de soulever les couleurs nationales et de partager cet espace avec ses sœurs de la sous-région. L’étudiante équato-guinéenne, après une séance de photos avec ses compagnonnes du défilé, déroule le programme de ce 8 mars dans sa communauté : «Après le défilé, nous irons à l’église, comme on le fait chaque année. Ensuite, on va manger, boire et s’amuser». Le menu de ce jour est spécial dans la communauté équato-guinéenne de Douala. En cette journée festive, «on mange la viande de brousse. Il y a aussi des chèvres qu’on a déjà apprêté, avec plusieurs mets de chez nous», ajoute délicieusement Odalis Sulu. Les femmes de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) se font facilement remarquer par leur look. Habillées de façon descente, toutes portent un foulard blanc sur la tête. Sur leur pancarte, on peut lire : «l’intégration sous-régionale». Les femmes de l’institution financière communautaire vont également défiler à la vallée de la Bessèkè, sous le regard  bienveillant des autorités de la région du littoral, coiffées par le gouverneur, Dieudonné Ivaha Diboua.

 

Revendications 

«Tout se passe très bien. Nous nous exprimons en tant que femmes. Nous voulons que les femmes soient plus prises au sérieux. On ne doit plus les sous-estimer. C’est une journée pour prouver de quoi nous sommes capables. C’est la journée de l’intégration !», pense la Centrafricaine, Kobero Sidoine. Son opinion est partagée par l’ensemble des femmes d’Afrique centrale installées à Douala. Ces dernières se sentent généralement diminuées, «alors qu’on a aussi les mêmes capacités que les hommes, parfois la même formation. Mais on est moins intégrées dans la société. Ce n’est pas normal», s’indigne Awa Bakary, d’origine tchadienne. Le 08 mars 2017 est rentré en gare, après plusieurs tables rondes et causeries éducatives en faveur de la gent féminine. 

Didier Ndengue


Bouquet exécrable de faits divers

Le 08 mars dernier, les femmes ont encore donné l’occasion de passer à côté de l’essentiel de cette célébration. Nombreuses d’entre elles ont encore brillé par leur indiscipline.

Les années se suivent. Les thèmes changent. Le pagne se fait léger. Chacun prend de l’âge. Mais ce qui reste et demeure à l’occasion du 8 mars c’est le kaba qui se soulève. La fièvre de la 32ème édition de la journée internationale de la femme est tombée. Elle se conjugue désormais au passé. Ou alors au futur. Cette année, les femmes ont fait l’effort de retenir le thème, du moins une partie. En boucle, le «fifty-fifty» est revenu en écho à l’intitulé «Les femmes dans un monde de travail en mutations : Planète 50–50 d'ici 2030».

 

Ça sort comme…

Le bonheur des femmes a également fait celui des hommes. Ceux-ci se comptaient parmi les propriétaires de bars, snacks, et autres lieux de plaisir. A Yaoundé, au quartier Mimboman, lieu-dit Terminus, il fallait être là de bonnes heures pour se faire une place. Il est 22 heures (un jour ouvrable), et les clientes n’en finissent pas. Ici on danse, là on chante, on mange, on laisse place à tout ce qui mousse comme boisson et advienne que pourra d’ailleurs ne dit-on pas que «ce que femme veut Dieu veut» ?

Autre lieu même ambiance, quartier Essos. Le secteur est réputé chaud dans la capital.  Les bars se suivent, les disques-jokeys ont fait leur plus belle sélection musicale. Comme si c’était la dernière fois. Certaines se laissent guider par le rythme, d’autres improvisent et «ça sort comme ça sort». Le spectacle est apprécié par la minorité d’hommes présents. Ils sont émerveillés et d’aucuns se permettent d’avoir les mains baladeuses. Le temps passe et les plus avisées décident de prendre le chemin du retour, tandis que d’autres ne l’envisagent pas.

À 23 heures au centre-ville, Carrefour intendance. Une des boîtes de nuit  les plus populaires de la capitale n’est pas en reste. Les femmes ont pris la peine de mettre leurs plus beaux sous-vêtements mais aussi et surtout de les montrer à qui veut les voir et les toucher. Même spectacle au quartier Tsinga, «Dubaï». Les jeunes filles pour la plus part ont jugé mieux de ranger leur kaba et de se glisser dans les vêtements qu’on ne rangerait pas dans le registre de la décence. La femme c’est aussi celle qui «dévoile ses formes», nous dira l’une d’elles.

 

Et le 9 alors…

Les retombées de la fête ont débuté très tôt. Dès les premières heures du 9 mars, les femmes sont revenues à la réalité. La vie a suivi son cours, peut-être pas normal pour certaines. Comme pour ce jeune couple observé non loin du carrefour Warda aux environs d’une heure du matin. La fille dans un état d’ivresse se faisait marmonner par son compagnon qui avait fait le déplacement à cette heure tardive pour venir la chercher.

Au quartier Cité verte, Ange-Gabrielle fait également partie de celles qui ont décidé de pousser le bouchon de la fête un peu loin. La quadragénaire a regagné son foyer à 8 heures du matin, trouvant devant son domicile un mari furieux. Il fallait se rendre à l’évidence, la fête faisait partie du passé, l’heure des règlements de comptes quant à elle venait de sonner. 

Mercedes Beleheka (stagiaire)


Et les pauvres alors?

Cette année, le thème du  08  mars Journée internationale de la Femme retenu par l’Organisation des Nations unies (Onu) était «Planète 50-50 d’ici 2030: Les femmes dans un monde du travail en évolution», autrement dit l'égalité Hommes/Femmes (Femmes/Hommes).

Cette égalité se heurte à des inégalités persistantes en matière de droits (égalité professionnelle et salariale, précarité et flexibilité, parité des fonctions professionnelles et électives, retraite, violence, autorité parentale etc.) ou à des remises en cause (avortement, harcèlement, planning-familial) et si théoriquement le droit du travail s’étoffe un peu, en pratique c'est une autre histoire. 

Déjà pointée par les défenseurs des droits, l’ampleur des discriminations vécues par les femmes, particulièrement celles des quartiers populaires, saute au visage : suspectées, surcontrôlées sur la base du faciès, parfois malmenées par une police dénuée de formation pour intervenir dans les grandes cités, sans ancrage local et parfois sous l’influence de discours politique à l’envers. Le lieu d’habitation, l’origine sociale, sont prétextes à humiliation ou à stigmatisation médiatique. Allez-donc à Nkololou (Douala), à Elig-Edzoa (Yaoundé) ou Tame Zu (Ebolowa) pour comprendre que les femmes de ces quartiers là sont condamnées. Le régime des comparutions immédiates rend les accusations approximatives et les sentences expéditives. La colère féminine qui court dans ces quartiers-là est d’abord une révolte contre l’injustice, celle d’un tabassage et d’un viol, mais aussi d’une société où l’emploi est hors d’atteinte, où les services publics se rabougrissent ou disparaissent. 

La page est déjà tournée sur le 08 mars. La société a octroyé quelques heures à la femme assiégée et bombardée pour se réapprovisionner et retourner se terrer derrière le dérisoire abri de murs pour échapper  à la mort. 

Sur ces points oubliés, quelques femmes ont créé ce 08 mars 2017 un autre événement. Il s’agit de l’association les Mariannes qui regroupe les femmes des services français au Cameroun. Elle a permis de rassembler les différentes employées, collaboratrices, et partenaires des services de la France au Cameroun. « Pour défiler en faveur des droits des femmes à l’international oui, mais davantage sur le local et surtout la femme pauvre. «La défense des droits des femmes pauvres reste aujourd’hui encore un combat qui constitue une priorité majeure », a-t-on entendu. Elle est la conséquence naturelle et indispensable de la volonté d’avancer vers l’égalité en dignité et en droits de tous les êtres humains, partout dans le monde, surtout en Afrique.

Jean-René Meva’a Amougou


Au Feicom: un 08 mars pour la reconnaissance

Les femmes de cette structure ont profité de leur journée pour remercier leur Directeur général et dévoiler quelques projets. 

La joie était la chose la mieux partagée par les femmes du Fonds Spécial d’Équipements et d’Intervention Intercommunale (Feicom) ce 8 mars 2017. Le Mérina hôtel de Yaoundé a servi de cadre d’accueil aux vedettes de la circonstance. D’une élégance collective, elles arboraient leurs «kaba-ngondo» et laissaient transparaitre leur allégresse à travers les cris, les chants et quelques pas de danse. Leur jubilation, elles l’ont transmise aux hommes de cette structure qui se sont prêtés au jeu.  Parmi eux, Philipe Camille Akoa, Directeur général du Feicom.

Malgré la température élevée de l’ambiance, les femmes du Feicom n’ont pas omis de rappeler l’essentiel lors des discours de circonstance. Madame Essama, représentante des femmes annonçait alors la mise sur pied du «ChildrenFounding Spaces» qui servira à encadrer les enfants pendant les heures de travail. Elle a profité pour remercier au nom de toutes ces dames, et témoigner de leur reconnaissance à leur Directeur général, qui en est l’initiateur du projet. Ce dernier qui a été nouvellement été nommé par Onu femmes comme ambassadeur de la campagne «He for She» a encouragé les hommes dans un air décontracté à œuvrer pour la promotion du genre féminin. Il a également souligné le fait qu’il est en avance concernant le thème de cette 32ème édition et compte même dépasser les 70% d’ici 2030. Rappelons-le, le thème de la journée internationale de la femme 2017 était «les femmes dans un monde de travail en mutation : planète 50/50 d’ici 2030». 

Mercedes Beleheka


Au Parlement Panafricain: Des sirènes et des carillons à l’hémicycle

Les activités marquant cette célébration ont été présidées par la 2e Vice-présidente, l’Honorable Safia Elmi Djibri, représentante du Président du Parlement Panafricain, Roger Nkodo Dang, le 08 mars 2017, à Midrand.

En termes de démarcation, elles ont réussi le coup sur le thème. Au siège du Parlement Panafricain, les femmes parlementaires ont célébré cette journée sur originale thématique : «Lutter contre la violence à l’égard des femmes par le biais de l’éducation : une réponse parlementaire pour réaliser l’autonomisation des femmes». «Je voudrais dire que le PAP est avant-gardiste en ce qui concerne les femmes. Nous avons libellé ce thème de cette manière parce qu’il touche l’ensemble des femmes et en particulier les femmes africaines qui, pour participer au développement de leurs pays, pour s’émanciper, ont besoin d’une bonne éducation», justifie l’Honorable Safia Elmi Djibri, la 2e Vice-présidente du PAP. Elle poursuit: «L’occasion m’a été offerte de présider un déjeuner qui sera offert à l’ensemble des parlementaires et en particulier aux femmes. J’aurai ainsi l’occasion de féliciter les dames du PAP et de les remercier pour tous les efforts qu’elles font au sein de cette institution. Le Président du PAP, l’Honorable Roger NKODO DANG, m’a demandé de le représenter à cette célébration et d’offrir des pagnes du 08 mars venant du Cameroun à toutes les dames du PAP».

 

Ratios

Et les acquis sont là : le Parlement Panafricain est l’une des institutions parlementaires en Afrique, qui respecte et promeut la parité entre les hommes et les femmes. Et pour preuve, la parité demandée est largement dépassée au sein de cette chambre panafricaine dont le bureau est constitué de 03 femmes sur les 05 membres. Et depuis la mise en place du groupe des femmes parlementaires au sein du PAP, la prise en compte des préoccupations des femmes a été plus que jamais visible au sein de cette chambre. En effet, sur les 243 membres du PAP, 77 sont des femmes, soit 31,68%. Dans les postes de responsabilités au sein des commissions et des caucus, sur 60 postes, 20 sont occupés par des femmes, soit 33,33%. Et dans l’administration, sur les 65 employés permanents, 36 sont des femmes, soit 55,38%. Cependant, on constate que seules 04 femmes sont à des postes de décisions. 

Pour la Présidente de la Commission permanente de l’égalité en genre, de la famille, de la jeunesse et des personnes handicapées, l’Honorable Hasna Houmed Bilil, si les instruments juridiques des droits de la femme sont mis en œuvre, les femmes pourront mieux lutter contre la violence faite à leur égard, et recevront une meilleure éducation, de même que les jeunes et les personnes handicapées. 

Pendant l’atelier, des  encouragements ont été adressés aux  femmes parlementaires. Elles ont été invitées à aller de l’avant dans leur lutte contre les inégalités dont elles sont victimes, et de faire preuve d’abnégation dans le travail. Car c’est par le travail qu’elles se feront respecter et se feront une place dans des instances de décision. La Conseillère spéciale du Président du PAP, Litha Musyimi-Ogana, par ailleurs, Directrice des femmes, du genre et du développement de la Commission de l’Union Africaine de 2007 à 215, a révélé que 63% des femmes au Rwanda sont des hauts responsables et sont à des postes stratégiques de décision. En Ouganda, les statistiques sont de 33,33%.

Muriel Capitoline ELOMO, envoyée spéciale à Midrand


Emancipation de la femme africaine: Les mâles ne lésinent plus sur le fric

A travers l’initiative « Invest In Women », des hommes d’affaires africains veulent générer 25 millions de dollars d’engagements au profit des femmes du continent, via une plate-forme d'investissements.

Des hommes, des Africains ! Ils ont choisi de cibler les femmes expressément pour favoriser leur émancipation économique. A Dakar (Sénégal), des leaders du secteur privé africain s’engagent à combattre les inégalités économiques qui freinent l’émergence de la femme africaine. Le mouvement rassemble un noyau dur de cinquante hommes d’affaires africains, leaders dans leurs secteurs respectifs, et engagés à mobiliser le Top 500 de leurs pairs pour accélérer l’émancipation économique des femmes du continent.  

Pour cela, ils veulent générer 25 millions de dollars d’engagements au profit des femmes, via une plate-forme d'investissements d’hommes d’affaires africains déterminés à soutenir les femmes du continent. Cette plateforme fournira un appui financier pour la formation supérieure de jeunes filles talentueuses ainsi que du capital de démarrage pour les projets entrepreneuriaux. Les investissements privilégieront les projets de femmes dans les secteurs stratégiques des pays ciblés aux avantages comparatifs significatifs. Le retour sur investissement (RSI) moyen annuel prévu : entre 8 et 10% sur un horizon de cinq ans. 70% des fonds serviront à financer des projets entrepreneuriaux ainsi que le support technique et l’assistance aux startups à fort potentiel appartenant à des femmes. 30% des sommes investies subventionneront la formation supérieure dédiée à la relève de jeunes filles talentueuses, futures leaders d’Afrique, qui ont besoin d'être outillées. 

 

A propos d’Entreprenarium 

Fondation panafricaine autofinancée, l’Entreprenarium est une organisation dédiée à la promotion de l'entrepreneuriat, avec des bureaux à Libreville, Kigali et Dakar. La fondation s’appuie sur son centre de gestion partagé, des formations/ ateliers, et offre une gamme complète de services conseil sur mesure. Elle fournit également un financement et de l'assistance technique, en priorité aux femmes entrepreneures du Gabon, du Rwanda et du Sénégal. Depuis ses débuts, la Fondation a formé 1360 jeunes aspirants entrepreneurs dans 10 secteurs spécifiques, a fait bénéficier 100 femmes de son programme phare «Booster les Femmes Résilientes», a fourni des financements à 36 projets, a reçu 144 candidats dans son programme d’incubation et a offert des formations, des supports techniques et une assistance à plus de 50 entrepreneurs.

A ce jour, les investissements des startups financées et soutenues techniquement par la Fondation Entreprenarium ont mené, en moyenne, à une multiplication du nombre d’employés par 4 et du chiffre d’affaires par 5.

Source: Fondation Entreprenarium


Chez les femmes réfugiées: La fête sur fond de galère

Elles croupissent dans le chômage, la misère et les maladies chroniques, sous le regard impuissant du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (Hcr). 

Les cris de détresse sont légion dans la grande communauté de réfugiés urbains de Douala. Ils se contaminent de l’enfant à la mère, non sans épargner les chefs de familles. Les mêmes problèmes reviennent régulièrement sur la table du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (Hcr). Chaque séance de réflexion accouche des révélations alarmantes. Ce fût encore le cas lors des causeries éducatives organisées par Plan International, le partenaire social du Hcr, en prélude à la journée internationale de la femme, le 8 mars dernier. La session était dédiée aux femmes leaders communautaires. Les débats ont porté sur la santé de la mère à l’enfant, sur l’éducation et le vivre ensemble. Sur le plan sanitaire, les causes de la mortalité maternelle et infantile ont été soulevées. Un phénomène très récurrent chez les femmes réfugiées de Douala. Il en ressort que beaucoup de femmes réfugiées ne font pas les visites prénatales. «Elles accouchent à domicile. C’est ce qui cause leur décès», regrette Mireille Elesse, originaire de la République démocratique du Congo (Rdc) et présidente du Comité des femmes réfugiées de Douala. Pour la protection de la mère et de son enfant, Plan International qui animait la causerie, a prescrit l’hôpital. Cela n’est pas seulement valable pour les grossesses, mais aussi pour prévenir des maladies transmissibles telles le Vih ou encore la syphilis, etc. Les réfugiées se disent prêtes à mettre en pratique tous les conseils, mais déplorent le manque d’assistance du Hcr.

 

L’analphabétisme

Un constat se dégage depuis quelque temps chez les réfugiés de la capitale économique. Les enfants travaillent de moins en moins à l’école. Plusieurs n’y vont même pas. Ce problème inquiète leurs mères. Beaucoup d’entre elles sont analphabètes et ne savent plus à quel saint se vouer, pour remettre le niveau scolaire de leurs enfants au top. «Il y a beaucoup d’analphabètes au milieu de nous», lance Mireille Elesse. Plan International a promis de rédiger un rapport sur cette situation, qu’il soumettra à sa hiérarchie. L’objectif étant d’amener les étudiants réfugiés à donner les cours de répétition à leurs «frères et sœurs» du secondaire et du primaire. Au-delà des difficultés invoquées supra, l’association des femmes veuves réfugiées a aussi fait entendre sa voix pendant la célébration du 8 mars. Sa présidente, Mariame Bakary, originaire de la République centrafricaine, est montée au créneau pour dénoncer le manque d’un programme de soutien aux réfugiées veuves. Cette formation, composée de 52 membres de différentes communautés, existe pourtant depuis plus de trois ans. «Les veuves refugiées n’ont pas de moyens. Elles souffrent cruellement. Vous constaterez que la plupart vendent les arachides en bordure de route, les oignons au marché, le jus de foléré. Elles louent des maisons en planches. D’autres sont mortes de suite de maladies. La prise en charge sanitaire coupée par le Hcr, nous cause beaucoup de dégâts», s’indigne Mariame Bakary.

Didier Ndengue

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