Actualités Recentes http://mail.journalintegration.com Sat, 27 May 2017 11:38:45 +0000 Joomla! - Open Source Content Management http://journalintegration.com/images/integration-logo.png Integration : La tribune des communautés http://journalintegration.com fr-fr Hadj 2017: L’inflation frappe la participation camerounaise http://mail.journalintegration.com/index.php/les-sept-jours/cameroun/item/806-hadj-2017-l-inflation-frappe-la-participation-camerounaise http://mail.journalintegration.com/index.php/les-sept-jours/cameroun/item/806-hadj-2017-l-inflation-frappe-la-participation-camerounaise Hadj 2017: L’inflation frappe la participation camerounaise

Comme chaque année, le Hadj (un des cinq piliers de l'Islam, avec la chahada, les cinq prières quotidiennes, l'aumône et le jeune du ramadan) fait partie de l’agenda des centaines de musulmans basés au Cameroun. Selon un communiqué de René Emmanuel Sadi (ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et président de la Commission nationale du Hadj), les inscriptions pour le Hadj 2017 sont ouvertes depuis le 10 avril dernier. Elles se font auprès des  encadreurs agréés, seuls habilités à enregistrer les pèlerins auprès du guichet unique. Le même document précise que pour le Hadj 2017, le montant à débourser par les candidats au pèlerinage  a été majoré de 282 000 francs CFA (l’an dernier, il était de 2 060 000 francs CFA). Cette augmentation, apprend-on, est due à la combinaison de quatre éléments. Il s’agit notamment de : l’institution d’un service nouveau à Arafat, précisément l’installation des tentes modernes et climatisées pour un coût de cinq cent quatre-vingt-douze (592) riyals saoudien, soit cent trois mille (103 000) FCFA par pèlerin ; l’élévation du standing de logement à la Mecque pour un coût supplémentaire de trois cent (300) riyals saoudien, soit cinquante-trois mille sept cents (57.300) FCFA ; l’augmentation du billet d’avion de l’ordre de cinquante mille (50.000) FCFA, soit neuf cent quatre-vingt mille (980.000) FCFA contre neuf cent trente mille (930.000) FCFA en 2016 et l’effet induit par l’augmentation du cours du dollar, monnaie dans laquelle sont libellés les contrats, s’élève à soixante-quinze mille trois cent (75.300) FCFA. D’après le communiqué du Mintad,  le transport aérien des pèlerins aux lieux saints de l’Islam  sera assuré par la compagnie aérienne nationale Camair-Co, en coopération avec la compagnie saoudienne Flynas.

Galvanisés
«Ces nouvelles dispositions pratiques sont loin de tiédir notre ardeur à faire le voyage», lance  avec ferveur Adama Bouli. Pour cet islamologue et agent agréé, le coût du Hadj, bien que prohibitif, contribue à évaluer la foi du croyant. Et quand on l’interroge sur l’impact éventuel du coût du pèlerinage sur  l’empressement des fidèles, il botte plutôt en touche. «Peut-être bien ! Mais je ne pense pas que ce soit dû au coût élevé, parce que le Cameroun est toujours moins cher par rapport aux  coûts du Sénégal, du Mali et la Côte d’Ivoire», dit-il. Et pour rester dans la dynamique des comparaisons, Adama Bouli rapporte que l’an dernier, la différence des prix était aussi marquée. Décryptant cet ensemble, il estime que le quota attribué au Cameroun cette année (3 500  pèlerins) est bien peu. «Par le passé, le nombre de pèlerins camerounais présents à la Mecque dépassait 4 500.Avant le 15 juin 2017, date limite de transmission de la liste des voyageurs aux autorités saoudiennes, vous verrez que  les fichiers seront saturés», confie-t-il. Cela est vrai à la lumière de ses bordereaux. Dès l’annonce ministérielle,  au moins une cinquantaine de musulmans sont déjà à jour. A l’en croire, les postulants se recrutent aussi bien parmi les fidèles aux revenus moyens que ceux des classes aisées. Reste toutefois un problème : «quelle disposition les autorités camerounaises ont prises pour un « bon Hadj». Parce que, avance-t-il, autant le pèlerinage est long, autant les pèlerins sont confrontés à des problèmes.

Prix
– Billet d’avion TTC : 980.000 FCFA
– Hébergement à la Mecque et Médine : 692.944 FCFA
– Services saoudiens de base : 201.855 FCFA
– Services supplémentaires Moassassa : 230.893 FCFA
– Restauration à la Mecque et Médine : 148.308 FCFA
– Assistance médicale et administrative : 17.500 FCFA
– Commission de l’encadreur : 55.000 FCFA
– Commission du guichet unique Hadj : 15.500 FCFA
Total : 2.342.000 FCFA

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info@journalintegration.com (Jean-René Meva’a Amougou ) Cameroun Thu, 25 May 2017 14:15:39 +0000
François Lounceny Fall: «Nous avons intérêt à voir le Cameroun avancer en paix» http://mail.journalintegration.com/index.php/les-sept-jours/cameroun/item/805-francois-lounceny-fall-nous-avons-interet-a-voir-le-cameroun-avancer-en-paix http://mail.journalintegration.com/index.php/les-sept-jours/cameroun/item/805-francois-lounceny-fall-nous-avons-interet-a-voir-le-cameroun-avancer-en-paix François Lounceny Fall: «Nous avons intérêt à voir le Cameroun avancer en paix»

M. le représentant spécial, vous êtes en visite officielle au Cameroun. A côté, une certaine opinion a rangé votre séjour à Yaoundé dans la rubrique de visite pour exercer la pression sur les autorités locales et que cette pression serait relative à la crise dite anglophone. Quel commentaire faites-vous à ce sujet ?

Je ne fais aucun commentaire sur ce sujet comme vous le souhaitez. Par contre, à propos de mon séjour au Cameroun, celui-ci obéit à un agenda qui a été rendu public, même s’il a subi quelques aménagements. En rapport avec ce que vous avez appelé la crise anglophone qui secouerait une partie du Cameroun, je dois dire  qu’avec le ministre des Relations extérieures, nous avons profité pour évoquer la situation dans les régions du Nord- ouest et du Sud-ouest. Nous avons exprimé le soutien des Nations unies à toutes les mesures prises dans le sens de ramener la paix et la stabilité dans cette partie du pays. A cela, nous avons juste émis des propositions ; ou si préférez nous avons donné notre point de vue sur certains sujets notamment la détention de quelques personnes et le black-out numérique.  Dire que ma visite consiste à exercer une quelconque pression sur les autorités camerounaises est pour le moins surprenant. Ce d’autant plus qu’aucune intention allant dans ce sens ne nous anime. 

Mais, s’il y a quelque chose qui nous tient à cœur, c’est de voir le Cameroun dans la paix. Au regard de sa démographie estimée à plus de 20 millions d’habitants (soit un peu plus de la moitié de la population totale de la Cemac et près de 20 % de celle de la Ceeac), de sa position géographique (ouverture sur la mer), de ses richesses naturelles et de sa diversité linguistique et culturelle, le Cameroun est un poids lourd dans la zone Cemac. Son économie est la première. Il constitue, à n’en point douter, un leader naturel, pour la sous-région. Lorsqu’on examine ces indicateurs en détail, selon les dernières données disponibles, c’est le Cameroun qui porte l’Afrique centrale. Dans une communauté économique et financière comme celle à laquelle appartient ce pays, une telle prépondérance mérite d’être relevée. Au regard de ce qui précède, nous avons tous intérêt à voir le Cameroun avancer dans la paix puisqu’il tient le pôle de croissance en Afrique centrale. L’Afrique centrale est considérée comme une zone relativement instable. Plus de la moitié des conflits armés en cours sur le continent africain trouvent leurs foyers et leurs zones de propagation en Afrique centrale. La façade maritime qui s’ouvre sur le Golfe de Guinée expose les zones côtières très riches en pétrole et en ressources halieutiques à une insécurité de plus en plus croissante. Dans cet environnement trouble, le Cameroun demeure un pays stable et un havre de paix, malgré l’influence pernicieuse qu’exerce sur ce pays l’instabilité presque permanente dans les pays voisins comme le Tchad ou la Centrafrique.
De ce fait, il y a un intérêt à voir ce pays vivre en paix. Et pour accompagner les autorités dans leurs efforts de préservation de ladite paix, nous avons pensé que notre point de vue ne serait pas de trop. Alors relativement à ma visite, j'ai eu des échanges fructueux et pleins d'espoir avec les toutes les parties prenantes. Aussi, je vous invite à vite faire le distinguo entre exercer la pression sur le pouvoir et  contribuer à la recherche de solutions pour ne pas voir le Cameroun s’embraser.  Nous allons accompagner cette dynamique afin de contribuer aux efforts des autorités et de leurs partenaires dans la recherche de solutions consensuelles et durables à cette situation.

Propos recueillis par Jean-René Meva’a Amougou 

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info@journalintegration.com (Jean-René Meva’a Amougou ) Cameroun Thu, 25 May 2017 12:35:24 +0000
Cameroun-Chine: bientôt la suppression du visa d’entrée http://mail.journalintegration.com/index.php/les-sept-jours/ambassades/item/795-cameroun-chine-bientot-la-suppression-du-visa-d-entree http://mail.journalintegration.com/index.php/les-sept-jours/ambassades/item/795-cameroun-chine-bientot-la-suppression-du-visa-d-entree Paul Biya et l’ambassadeur de Chine au Cameroun

A partir du Cameroun ou de la Chine, la circulation des ressortissants des deux pays va bientôt connaître un nouveau palier. Lejeune Mbella Mbella l’a laissé entrevoir face aux députés la semaine dernière. A l’hémicycle de Ngoa-Ekelle (Yaoundé), le ministre camerounais des Relations extérieures (Minrex) est allé défendre un projet de loi. Il s’agit de celui autorisant  le président de la République à ratifier l’accord entre le Cameroun et la Chine relatif à la suppression réciproque de l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service. « Cet accord vise trois objectifs. D’abord renforcer la coopération diplomatique entre le Cameroun et la Chine. Ensuite, renforcer l’état de nos relations de coopération bilatérale. Enfin, il s’agit d’ouvrir le boulevard pour la réalisation de grands projets chinois dans notre pays et l’ouverture de nos compatriotes vers la Chine pour le renforcement des capacités», a déclaré le Minrex face aux parlementaires. « En clair, a-t-il ajouté, il y a le renforcement de la coopération diplomatique entre deux pays qui entretiennent des liens vieux de 46 ans. Ensuite la consolidation des rapports bilatéraux entre le Cameroun et la Chine. Il s’agit enfin de faciliter la réalisation des grands projets de la Chine dans notre pays en même temps qu’il faut faciliter les mouvements des Camerounais en direction de la Chine, dans le but de renforcer leurs capacités». Tout est par ailleurs mis en œuvre entre les deux parties pour éviter tout dérapage dans l’application de l’accord signé le 07 juillet 2016 à Yaoundé. 

Trois grands points guident la nomenclature dudit document. Il s’agit premièrement d’une disposition encadrant les mouvements des ressortissants des États parties non accrédités sur le territoire de l’autre partie. Ces derniers pourront alors entrer sur le territoire de l’autre État, y transiter, y séjourner, ou en sortir sans visa, pour une durée ne dépassant pas 30 jours.

En deuxième  lieu, il y a celle permettant aux détenteurs de passeports diplomatiques ou de service, membres d’une mission diplomatique, d’un poste consulaire ou d’une mission, qui pourront entrer sur le territoire dudit État ou y séjourner, pendant la durée de leurs fonctions sans visa, à condition que les procédures d’accréditation usuelles soient accomplies dans les 30 jours de leur première installation.

La troisième et dernière disposition traite du déplacement des membres du gouvernement et assimilés, ainsi que les officiers supérieurs ayant au moins le grade de général.

On se souvient des paroles de Wei Wenhua en janvier dernier. Au sortir d’une audience à lui accordée par Paul Biya, le président camerounais, le diplomate chinois avait expliqué que «face à la conjoncture internationale jugée complexe, les autorités de son pays et celles du Cameroun mettraient tout en œuvre pour porter sans cesse la coopération stratégique sino-camerounaise à un niveau plus élevé, afin de contribuer davantage au bien-être de leurs deux peuples». Avec l’introduction d’un projet de loi tel que celui évoqué supra, on peut lire la concrétisation de ces propos. 

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info@journalintegration.com (Jean-René Meva’a Amougou) Ambassades Thu, 04 May 2017 03:11:25 +0000
Lions indomptables: Quand la feuille de match du joueur X fait foi http://mail.journalintegration.com/index.php/les-sept-jours/cameroun/item/797-lions-indomptables-quand-la-feuille-de-match-du-joueur-x-fait-foi http://mail.journalintegration.com/index.php/les-sept-jours/cameroun/item/797-lions-indomptables-quand-la-feuille-de-match-du-joueur-x-fait-foi Lions indomptables: Quand la feuille de match du joueur X fait foi

Ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep), ce 04 avril 2017. La présence de deux personnages offre une surprise aux hommes de médias postés dans la cour étriquée de l’institution. Maxime Léopold Eko Eko (le directeur général de la Direction générale à la recherche extérieure, DGRE) et le Général Daniel Elokobi Ndjock (directeur central de la coordination à la gendarmerie nationale) sont là. Dans la salle de réunion du cabinet du Minsep totalement investie par le « Bruxelles gate » (la série de scandales ayant pollué le récent séjour des Lions indomptables dans la capitale belge), leur entrée prend à revers tout le monde. Sauf quelques-uns chez qui rayonnent des arguments du déjà-vu. «Beaucoup de choses ont été dites à Bruxelles. Chaque maillon de la chaîne a sa version. Mais il y a surtout la version de ces gens. Comment ne pas comprendre leur présence ici?», s’interroge une journaliste habituée des expéditions avec les Lions indomptables. Au détour d’une phrase, un cadre du Minsep  renseigne sur ce qu’on appelle «le joueur X de la délégation», l’autre nom donné aux agents  des services spéciaux  qui, discrètement, travaillent à la lisière de l’équipe. 

 

Faits d’armes

«Cela date de 1990», souffle-t-il aux journalistes avant de fredonner autour des «bulletins de voyages que ces espions dressent à leur retour et qui font généralement foi quand les responsabilités doivent être établies». Il ajoute: «A Alger 1990, la tanière était comme une mer endiablée. A la coupe du monde en Italie, on a commencé à voyager avec des gens très sympathiques et cela s’est inscrit dans la durée», interrompt-il brutalement. Plongeant  ensuite dans les archives scandaleuses des Lions indomptables, notre interlocuteur affirme que c’est le rapport d’ambiance au sein de l’équipe camerounaise, concocté par les agents secrets au cours de la phase préparatoire de la coupe du monde italienne, qui a guidé Joseph Fofé (alors ministre de la Jeunesse et des Sports et chef de délégation du Cameroun) dans ses décisions. «Il me souvient qu’au cours d’une réunion là-bas, le ministre avait clairement dit à l’ensemble de l’équipe que même s’il n’est pas parmi eux, le président de la République reçoit chaque jour un journal très documenté sur toutes les affaires scabreuses et les scandales», appuie-t-il. 

A prendre les mots et leurs sens, cela souligne qu’en plus des joueurs, les staffs technique et administratif des Lions indomptables sont observés à la loupe par le «joueur X». Selon un agent de liaison plusieurs fois infiltré, «le champ de compétence induit des modes de fonctionnement qui ne font pas systématiquement appel à des méthodes de recherche opérationnelle. Les renseignements recherchés concernent tous les domaines de la vie au sein de l’équipe susceptibles d'entraîner des mouvements revendicatifs ou protestataires». Au finish, indique notre source, la «moisson» a débarqué bon nombre de coaches du banc de touche de la sélection fanion camerounaise: les nationaux Léonard Nséké et Jules Nyongha, le Belge Henri Dépireux, les Français Philippe Redon et Henri Michel, le Néerlandais Arie Hann et l’Allemand Volker Vinke. Des joueurs tels que Joseph-Antoine Bell et Samuel Eto’o Fils ont, eux-aussi, à leur temps, souvent été cités dans des rapports.

 

Attention

L’importance que Etoudi accorde aux «feuilles de matches sécrètes» est grande. En 2014 par exemple, le Cameroun quitte le mondial brésilien dès le premier tour avec un bilan catastrophique (03 défaites). La sélection camerounaise aura étalé au grand jour ses dissensions. Contre la Croatie, Alexandre Song a été expulsé pour avoir asséné un coup de poing dans le dos de l’attaquant Mario Mandzukic. À la fin du match, Benjamin Moukandjo et Assou-Ekotto ont failli en venir aux mains… Sur la base d’un rapport confidentiel à lui destiné, le président Paul Biya avait ordonné à son Premier ministre de mener des «investigations» sur cette débâcle. Selon des indiscrétions dignes de foi, Philémon Yang n’a pas hésité à «écouter les grandes oreilles du renseignement». Ces dernières, il faut le relever, n’hésitent pas, selon quelques analystes à verser dans le clientelisme, le chantage et la manipulation des faits.

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info@journalintegration.com (Jean-René Meva’a Amougou) Cameroun Wed, 03 May 2017 00:00:00 +0000
Extension du Port de Kribi: Confusion sur le coût du projet http://mail.journalintegration.com/index.php/les-sept-jours/cameroun/item/796-extension-du-port-de-kribi-confusion-sur-le-cout-du-projet http://mail.journalintegration.com/index.php/les-sept-jours/cameroun/item/796-extension-du-port-de-kribi-confusion-sur-le-cout-du-projet Une vue du port de Kribi dans sa première phase.

Sur la fiche technique du projet, remis aux journalistes la veille de la cérémonie de signature des conventions entre le gouvernement camerounais et Eximbank China par le service de presse du ministère de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), on peut y lire : «Coût global du projet : 793. 623. 519, 65 USD soit environ 373, 524 milliards de francs CFA».

Ce montant est proche de celui qui figure dans un document remis aux hommes de médias par le même service de presse le 10 juin 2016 à l’occasion d’une visite du Minepat, Louis Paul Motaze, au port de Kribi. Il y venait présider la «cérémonie de signature de la convention de financement de la première phase du projet d’approvisionnement en eau potable du complexe industrialo-portuaire de Kribi». Dans ce dossier de presse, on apprend en effet que les coûts des travaux de la seconde phase du port «s’élèveront à 793 M$ USD». «Ils seront financés selon les modalités ci-après : 85% soit 674 M$ pris en charge par un prêt d’Eximbank China ; 15% soit 119 M$ par les fonds de contrepartie de l’Etat du Cameroun, pris en charge  intégralement par l’opérateur du terminal à conteneur.»

 

Valeur du dollar 

Le 05 avril dernier dans son discours lors de la cérémonie de signature des conventions de prêt avec Eximbank, le Minepat s’est abstenu de donner le montant global du projet (que ce soit en franc CFA ou en dollar). Mais en totalisant les chiffres annoncés par Louis Paul Motaze dans son discours (accord de prêt préférentiel crédit-acheteur d’un montant de 547.079.991,70 USD soit environ 326,42 milliards francs CFA; accord de prêt concessionnel d’un montant d’un milliard de Yuan RMB soit environ 89,4 milliards francs et la contrepartie d’un montant de 119 043 057, 94 USD, soit environ 68,5 milliards de francs CFA), le coût global du projet se chiffre finalement à 484,32 milliards de francs CFA. Ce montant est de 110, 796 milliards de francs CFA supérieur à celui contenu dans la fiche technique.

Ce surenchérissement du coût du projet en francs CFA s’explique par la valeur du dollar donnée d’un document à un autre et souvent d’une opération à une autre dans le même document par les services du Minepat. Dans la fiche technique, pour la conversion du coût global du projet du dollar en francs CFA, les services de Louis Paul Motaze évaluent un dollar à 470,66 francs CFA et lorsqu’il faut convertir la valeur du crédit-acheteur, le dollar passe à 596,66 francs CFA. Le même constat est observable dans le discours du ministre où un dollar vaut tantôt 596,66 francs CFA (lorsqu’il s’agit du crédit-acheteur) tantôt 575,42 francs CFA (lorsqu’il s’agit de la contrepartie). Au regard de l’impact que la valeur du dollar peut avoir sur le coût final du projet, les services du Minepat devraient expliquer à quoi obéissent ces changements dans l’évaluation du dollar. 

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info@journalintegration.com (Aboudi Ottou) Cameroun Wed, 03 May 2017 00:00:00 +0000